Saguenay-Lac-Saint-Jean

Les commissions scolaires veulent être entendues

Alexandre Cloutier et les présidents de trois commissions... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Alexandre Cloutier et les présidents de trois commissions scolaires de la région, Antonin Simard (Saguenay), Éric Bergeron (Jonquière), et Roxanne Thibeualt (Lac-Saint-Jean), ont réclamé le droit de participer à la commission parlementaire sur le Projet de loi 86. La présidente de la Commission scolaire du Pays des bleuets était absente pour des raisons professionnelles.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Les quatre commissions scolaires de la région ont profité de la tenue du caucus du Parti québécois, à Jonquière, pour réclamer le droit de se faire entendre dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 86 sur la gouvernance des commissions scolaires.

C'est le député péquiste de Lac-Saint-Jean à l'Assemblée nationale et critique de l'opposition en matière d'Éducation, Alexandre Cloutier, qui a accompagné les représentants des commissions scolaires pour dénoncer l'attitude du ministre François Blais. Les présidents et la présidente de trois des quatre commissions ont tenu le point de presse pour réclamer le même traitement que les commissions scolaires anglophones et francophones de Montréal.

«Aucune région n'a été invitée aux consultations sur le projet de loi 86. On peut déposer un mémoire, mais rien n'assure qu'il sera lu», a dans un premier temps mentionné la présidente de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean, Roxanne Thibeault. Pour elle, il est impensable de priver les régions du droit de se faire entendre sur les particularités pour chacune des commissions scolaires qui offrent des services en fonction de particularités locales.

Les élus scolaires s'interrogent sur la nature de ce projet de loi qui ne fait que modifier les structures de gouvernance du monde scolaire au Québec. La présidente Thibeault, tout comme le député Alexandre Cloutier, retient que ce projet de loi ne présente aucune mesure ou stratégie pour supporter la réussite scolaire. Le gouvernement, aux yeux des politiciens locaux, ne fait que jouer dans les structures sans améliorer les services aux élèves.

Les présidents des commissions scolaires de la région ont tenté d'obtenir une rencontre avec le député de Roberval et premier ministre Philippe Couillard afin de le sensibiliser aux dangers de ce projet de loi sur l'organisation des services sur le territoire. Roxanne Thibeault affirme que les commissions scolaires n'ont jamais eu de suite à leur demande.

Il n'en fallait pas plus pour que le député péquiste de Lac-Saint-Jean ajoute que ça commence étrangement à ressembler à la centralisation imposée dans le secteur de la santé qui a donné naissance au Centre intégré universitaire de santé et services sociaux «de Chicoutimi». Le député rappelle que M. Couillard n'a même pas été en mesure d'assurer une place au secteur Dolbeau-Mistassini au sein du conseil de l'établissement. Il n'est donc pas surpris de la sourde oreille du premier ministre face à la demande des commissions scolaires.

Alexandre Cloutier, tout comme les élus scolaires, n'a pas d'objection à améliorer les choses et à trouver des façons d'accroître la participation à la vie démocratique pour le palier scolaire, mais considère qu'on ne peut imposer trois modèles différents sur le territoire québécois. Le député est convaincu qu'il y aura, au terme de la mise en place, trois types d'administration scolaire avec un modèle anglophone et deux autres modèles en fonction de ce que les parents souhaitent. Alexandre Cloutier croit qu'il est du devoir du gouvernement de mettre en place un modèle de gouvernance.

Les élus scolaires soulèvent de plus des craintes d'une trop grande centralisation du pouvoir entre les mains du ministre de l'Éducation. Selon les dispositions de la loi, les directeurs généraux des commissions scolaires seront directement placés sous l'autorité du ministre après l'adoption de la loi. Le même modèle a été déployé dans le nouveau modèle de gestion de la santé.

Les commissions scolaires de la région souhaitent que leur mouvement de contestation pour obtenir le droit de parole en commission parlementaire soit suivi par toutes les régions du Québec. Elles espèrent forcer le ministre à faire marche arrière comme il a été obligé de le faire avec les commissions scolaires anglophones et francophones de Montréal.

Le caucus panse les blessures dans Chicoutimi

Le caucus des députés du Parti québécois a débuté, mercredi matin, à Jonquière dans la tourmente causée par la crise au cabinet du chef Pierre Karl Péladeau et avec en trame de fond une bataille qui s'annonce difficile dans le comté voisin de Chicoutimi laissé vacant par le départ de Stéphane Bédard.

Comme c'est la tradition, les députés étaient attendus à l'entrée de la salle principale par les journalistes. Ils ont eu à répondre aux sujets chauds de l'heure pour le parti et l'élu d'Abitibi-Ouest François Gendron n'a pas nié que celui-ci allait devoir se battre pour remporter le comté qui n'a pas élu un député libéral depuis 1935.

Sa collègue Agnès Maltais a été plus mitigée quant à l'ampleur du défi que représente l'élection partielle dans Chicoutimi que le premier ministre devra déclencher d'ici la fin avril. Selon la députée de Taschereau, rien ne démontre que le comté est en danger et elle ajoute que les citoyens rencontrés depuis son arrivée dans la région lui parlent surtout de l'incapacité du gouvernement actuel de relancer une économie en chute libre.

L'ex-député péquiste de Jonquière, Francis Dufour, avait été invité à prononcer un mot d'accueil pour les membres du caucus péquiste. À la sortie de la salle, Francis Dufour s'est dit rassuré par l'engagement du clan Bédard dans Chicoutimi envers le parti.

«C'est normal qu'une personne subisse un choc quand elle vit ce genre de situation en politique. Mais la cause dépasse les intérêts personnels», a indiqué au Quotidien Francis Dufour.

Depuis les événements, Francis Dufour a eu l'occasion de discuter avec Marc-André Bédard. Il n'a pas voulu faire état de l'entretien, mais considère que les «choses se replacent» et que le parti sera en mesure de faire une solide campagne électorale.

Malgré son départ de la politique active depuis maintenant 30 ans, l'ex-ministre de la Justice est toujours un rouage important pour l'organisation dans Chicoutimi. Il a participé activement à toutes les campagnes depuis sa retraite politique en 1984.

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