Bédard s'était éloigné de la politique

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Il y a un peu plus d'un mois, Stéphane Bédard (photo), député de Chicoutimi, a été démis de son poste de leader parlementaire du Parti québécois au profit de Bernard Drainville.

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(CHICOUTIMI) La dernière apparition publique officielle de Stéphane Bédard a eu lieu lundi soir lors la soirée électorale fédérale, au Bistro du Fjord, et le député péquiste n'avait jamais semblé alors aussi loin de la politique.

Interrogé à ce moment sur son avenir politique par Le Quotidien, le député de Chicoutimi a indiqué qu'à ce moment précis de sa vie, il songeait de plus en plus aux obligations familiales. Ses trois enfants ont vieilli et il sentait de plus en plus l'importance de se rapprocher de sa famille.

«Ma conjointe a son travail. Elle est extraordinaire. Elle veille à ce que tout soit bien organisé quand nous avons des événements à l'extérieur de la région. Ça demande beaucoup d'organisation et elle le fait très bien», a alors expliqué le député de 47 ans en regardant défiler à l'écran les résultats de la soirée qui confirmaient que les souverainistes ne se rangeaient pas en aussi grand nombre qu'il l'aurait souhaité derrière le Bloc québécois.

Il a alors exprimé beaucoup de respect pour le chef Gilles Duceppe qui se dirigeait vers une seconde défaite dans son fief de Laurier-Sainte-Marie, malgré selon lui une campagne exceptionnelle.

Stéphane Bédard est ensuite revenu sur ses valeurs familiales en indiquant vouloir voir grandir ses enfants, se rapprocher des siens et ainsi soutenir sa conjointe pour la période de l'adolescence des filles. «Ce sont des moments importants et je ne veux pas les manquer», a-t-il répété à quelques reprises.

Lors de cette discussion et contrairement à ses habitudes, Stéphane Bédard semblait beaucoup plus préoccupé par les affaires familiales que par les fines analyses sur les résultats de la soirée. 

Stéphane Bédard a été plus discret quant aux raisons qui ont amené Pierre Karl Péladeau à le rétrograder au rôle de simple député. Malgré le caractère informel de la discussion, il a été très discret sur la décision de son chef de confier à Bernard Drainville le rôle de leader parlementaire, un poste prestigieux à l'Assemblée nationale du Québec.

Cette décision de Pierre Karl Péladeau a toutefois marqué un tournant dans la petite histoire du Parti québécois où la famille Bédard a toujours joué un rôle central en raison de la grande influence de Marc-André Bédard qui a fait partie du premier gouvernement souverianiste au Québec.

Depuis qu'il a été muté au rôle de simple député, Stéphane Bédard est demeuré très loin des micros et a encaissé le coup.

Le député de Chicoutimi à l'Assemblée nationale a été élu pour la première fois en 1998. Il a occupé différents postes au sein des gouvernements Bouchard et Landry avant de retourner sur les banquettes de l'opposition, où il s'est fait remarquer à titre de leader parlementaire.

L'élection de Pauline Marois a permis à Stéphane Bédard de revenir dans les hautes sphères du pouvoir alors qu'il a été nommé au poste de président du Conseil du trésor jusqu'à la défaite du gouvernement péquiste.

C'est également lui que les péquistes ont choisi comme chef par intérim lors du départ de Pauline Marois, jusqu'à l'élection de Pierre Karl Péladeau à la direction du Parti québécois. Les observateurs croyaient que Pierre Karl Péladeau allait reconduire Stéphane Bédard dans son rôle, en raison de la présence de ses frères Éric et Maxime dans l'entourage de l'ex-patron de Québecor. 

Mardi, des personnes de son entourage confirmaient que Stéphane Bédard avait perdu de l'intérêt, mais affirmaient qu'il n'était pas question de démission.

Stéphane Bédard est devenu ministre en 2002 alors que Bernard Landry en a fait le secrétaire d'État au renouvellement de la fonction publique.

Lors de la brève conversation de lundi soir, le député de Chicoutimi a souligné qu'il aimerait revenir au droit. Le député de Chicoutimi annoncera officiellement sa démission lors de la reprise des travaux de l'Assemblée nationale aujourd'hui, une procédure inhabituelle.

Selon différentes sources, il aurait déjà rencontré certains collègues en privé afin de leur faire part de sa décision.

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