Sylvain Rangers et Laurier Bédard

Absolution pour deux agents de la faune

Les agents de la faune Sylvain Rangers et... (Archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Les agents de la faune Sylvain Rangers et Laurier Bédard obtiennent une absolution inconditionnelle après avoir fait un don de 2000 $ chacun à une maison pour les personnes en fin de vie.

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Les agents de la faune Laurier Bédard et Sylvain Rangers obtiennent une absolution inconditionnelle après avoir fait un don de 2000 $ chacun à une maison pour les personnes en fin de vie.

Les deux hommes ont été reconnus coupables à une accusation de voies de fait causant des lésions sur un amateur de pêche blanche qui avait sorti un nombre plus élevé de poissons que permis par la loi.

L'affaire remonte au 9 avril 2011, lorsque les agents de la faune se rendent au domicile de Nicolas Murray afin de l'interroger sur sa pêche des dernières semaines. L'homme a refusé de s'identifier et les agents ont dû le sortir de la résidence, en suivant les règles de leur supérieur.

Les deux individus ont d'abord été acquittés des accusations en Cour du Québec par le juge Jean Hudon. Mais les juges de la Cour d'appel du Québec ont infirmé la décision du juge de première instance.

Le dossier a été porté devant la Cour suprême où les juges ont maintenu, le 19 janvier dernier, la décision de la Cour d'appel du Québec.

Jeudi matin, le juge Jean Hudon a entériné la suggestion commune de Me Jean-Philippe Robitaille (Couronne) et de Me Jean-Marc Fradette (défense), qui est une absolution inconditionnelle. « Pour en arriver à la suggestion commune, nous avons tenu compte de l'atténuation de la responsabilité des deux agents en raison des ordres reçus par un supérieur. Ils ont été de bonne foi et ont fait face à un individu pas commode », a mentionné Me Robitaille.

Les deux hommes ont versé chacun 2000 $ à un organisme venant en aide aux personnes en fin de vie avant de se présenter au tribunal.

Me Fradette a fait valoir que ses clients avaient effectivement suivi les recommandations d'un supérieur pour procéder à l'arrestation du pêcheur.

« N'importe quel avocat serait content d'une absolution inconditionnelle, mais ce n'est pas le cas. La décision rendue par le juge Hudon était la bonne décision. Je suis déçu de la décision de la Cour suprême. Ceci étant dit, nous avons deux personnes qui ont agi de bonne foi, mais qui sont condamnées », de dire Me Fradette.

Il s'est écoulé six années depuis les événements. Les agents ont continué à vaquer à leur travail d'agents de la faune durant tout ce temps sans autre problème, a fait valoir Me Fradette.

« Les directives étaient déficientes à l'époque et le ministère a corrigé la situation afin de que ça ne reproduise plus. C'est le positif à retenir », de dire le criminaliste.

Les nouvelles procédures au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs font en sorte que les agents vont se procurer un mandat si l'individu refuse de s'identifier ou de les suivre.

Les deux agents peuvent maintenant tourner la page. La plainte déontologique a été rejetée. Une entente hors cour a été obtenue avec le plaignant.

« Techniquement, ils sont coupables d'une infraction, mais ils n'auront rien à leur dossier, aucun casier judiciaire. C'est comme s'il n'y avait rien », a conclu Me Fradette.




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