Pas de vacances au soleil pour le Hells Plourde

Bernard «Ben» Plourde faisait partie de la vingtaine... (Archives Le Quotidien)

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Bernard «Ben» Plourde faisait partie de la vingtaine d'individus toujours recherchés suite à l'Opération SharQc, menée en avril 2009.

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Le Hells Angels Bernard Plourde devra terminer l'hiver 2017 à sa résidence de Laterrière, car le tribunal a refusé de modifier la promesse de ne pas quitter le Québec.

L'homme de 53 ans s'est présenté devant le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, dans le but d'obtenir la permission de récupérer son passeport et d'effectuer un voyage de loisirs qu'il avait prévu en République dominicaine.

Plourde a été arrêté à son domicile le 17 mars à la suite d'une perquisition policière de l'Escouade régionale mixte (ERM) du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les agents ont trouvé 8,2 grammes de haschisch et une somme d'argent d'environ 9000 $.

Le motard n'a pas été arrêté, mais a dû signer une promesse de comparaître pour le 20 juin. Parmi les conditions, il lui est interdit de quitter le Québec et il doit aviser le tribunal de tout changement d'adresse.

Me Debora de Thomasis, avocate de Plourde, a fait valoir au tribunal que le membre en règle des Hells Angels avait déjà réservé un voyage d'une semaine, du 21 au 28 mars, pour Puerto Plata, avant que les policiers ne débarquent chez lui.

Malgré les garanties de revenir au pays, d'aviser les policiers immédiatement à son retour, de remettre son passeport (qui lui a été enlevé) et de déposer un montant de 500 $, le juge Hudon a refusé la demande de la défense.

À la Couronne, Me Marie Sirois a fait valoir ses arguments pour s'opposer à la modification de condition du Hells Angels.

« M. Plourde confirme faire partie d'une grande organisation au Québec qui, si on lui accorde la permission de quitter le pays, pourrait lui fournir les ressources pour vivre en cavale longtemps. Il pourrait décider de ne pas revenir. Quant aux conditions, elles ne sont pas restrictives », a admis Me Sirois.

Le magistrat a basé sa décision sur les antécédents judiciaires de Plourde, qui a notamment eu 66 mois de pénitencier en 2003 dans l'opération Satchi et a fait 12 ans et 4 mois dans l'opération SharQc pour complot de meurtre et gangstérisme et le fait qu'il a été en cavale pendant neuf mois en 2009-2010.

Pour l'instant aucune accusation n'a été déposée encore contre Bernard Plourde. Mais certaines personnes s'interrogent à savoir pour quelles raisons le Hells Angels a été libéré. Est-ce que cela signifie qu'une nouvelle opération pour contrer le trafic des stupéfiants se prépare dans la région ? Plusieurs criminalistes y croient.




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