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Plaidoiries de la défense : Fradette attaque le reconstitutionniste et le toxicologue

Le criminaliste Jean-Marc Fradette.... (Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le criminaliste Jean-Marc Fradette.

Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le témoignage du reconstitutionniste Pierre Girard a été mis à mal au procès d'Yves Martin, car la défense prétend qu'il a mené une enquête tunnel et qui était dirigé directement vers l'accusé.

Le criminaliste Jean-Marc Fradette a entrepris sa plaidoirie mardi matin au Palais de justice de Chicoutimi devant le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec et du jury de huit hommes et quatre femmes.

Yves Martin, 36 ans, est accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite avec un taux supérieur à .08 causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger (enceinte) et de leur garçon Patrick, le soir du 1er août 2015 dans le rang Saint-Paul, à Laterrière.

Me Fradette s'est attaqué au travail de l'expert de niveau III de la Sécurité publique de Saguenay. Il a dénoté de nombreuses faiblesses et d'un manque d'analyses sérieuses de la scène d'accident.

« Il est le point central de tout ce dossier. Il devrait être la première personne à avoir plein de doutes et de faire preuve de scepticisme. Au contraire, il est plein de certitudes. Le doute, il ne connaît pas ça et il n'a pas besoin de faire appel à un laboratoire qui est équipé comme dans les émissions de CSI. »

« Il faut vraiment être bon et tout savoir ou qu'il n'a pas besoin de plus, que c'est juste l'avocat Fradette qui ne comprend pas », raconte l'avocat de la défense.

Me Fradette s'en est aussi attaqué à l'analyse de l'expert-toxicologue, Bernard Mathieu, sur les échantillons sanguins. Il reproche à celui-ci de ne pas avoir fait refaire l'analyse après avoir appris que la technicienne a avoué avoir menti dans un autre dossier et que le premier toxicologue a été congédié pour fraude.

« Il est aberrant de voir qu'une deuxième analyse de l'échantillon sanguin n'a pas été faite. On s'est contenté de peu. Les familles de personnes décédées, les jurés et l'accusé méritaient plus que ça », a-t-il ajouté.

En défense, le procureur ne comprend pas que l'on n'ait pas tenu compte du témoignage d'Éric Bouchard, le dernier témoin pouvant confirmer qu'Yves Martin se trouvait dans sa voie à quelque 500 mètres de la collision.

Quant au scénario de consommation, si la Couronne retient qu'Émilie Martin, la soeur de l'accusé, a avoué que son frère était un alcoolique, elle doit aussi la croire lorsqu'elle dit qu'il n'a pas consommé jusqu'à 15h. Et il estime que les témoignages des autres personnes proches de l'accusé peuvent aussi être véridiques.

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