Yves Martin met la faute sur les victimes: «Il s'est crissé devant moi!»

Yves Martin raconte pour la toute première fois... (Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Agrandir

Yves Martin raconte pour la toute première fois ce qu'il a vécu le soir du 1er août 2015.

Photo archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

« Qu'est-ce qu'il fait là tabarnak? Il s'est crissé devant moi. J'ai braqué vers la gauche pour l'éviter. »

Yves Martin raconte pour la toute première fois ce qu'il a vécu le soir du 1er août 2015 lorsqu'il a été impliqué dans la collision mortelle du rang Saint-Paul de Laterrière. L'homme de 36 ans subit son procès devant le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec et un jury de 12 personnes au Palais de justice de Chicoutimi.

D'entrée de jeu, Martin a avoué posséder un casier judiciaire pour méfait public en 2003 et d'avoir été condamné en 2005. Ensuite, son avocat, Me Jean-Marc Fradette, l'a placé dans le feu de l'action de la fatidique journée pour Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger et leur fils Patrick.

« Dans le rang, j'ai dépassé une voiture, après que le conducteur se soit tassé sur le côté et j'ai ensuite dépassé un cycliste. Je suis revenu dans ma voie. »

« En arrivant près de chez M. Bouchard (lieu de l'accident), j'ai vu la petite Honda Civic. Elle était dans sa voie et j'étais dans ma voie. Et là je ne sais pas pourquoi, il s'est crissé dans moé. Tout s'est fait très rapidement. Oui je roulais vite, mais je ne peux dire à quelle vitesse, car je ne regardais pas », raconte Yves Martin.

Ensuite, c'est le noir dans sa tête. On lui dit qu'il a eu un accident, qu'il y a des morts et que c'est de sa faute.

« Dans la cellule, j'ai tourné en rond. J'essayais de comprendre ce qui se passait. Je me demandais si j'étais dans un cauchemar », a indiqué Yves Martin, en ayant de bons mots pour l'enquêteur Nancy Blackburn.

« Elle a été très gentille. C'est la première personne à qui je parlais après l'accident et j'essayais de comprendre ce qui se passait. »

« C'est la pire affaire de toute ma vie lorsque l'on vous dit ce qui s'est passé, mais que l'on ne s'en souvient pas », ajoute-t-il.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer