Martin a consommé cinq bières en 3 h 30, affirme un ami

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Deuxième témoin de la défense appelé à la barre, François Gonthier.

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Yves Martin a consommé cinq bières entre 15 h 45 et 19 h 15 le jour de la tragédie, selon son ami François Gonthier, entendu jeudi devant le jury et le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec.

Deuxième témoin de la défense appelé à la barre, François Gonthier est venu relater son après-midi avec l'accusé. « Yves est un ami de longue date, depuis 25 ans », a-t-il affirmé, d'entrée de jeu.

« J'ai vu Yves dans l'après-midi. Je me suis présenté chez lui vers 15 h 45. Quand je suis arrivé, il prenait une petite bière Bud Light en canette. Il était de bonne humeur, jovial. Il m'a offert une bière et on a discuté. On a pris quatre bières ensemble. Il en a donc bu cinq », a rapporté le résidant du rang Saint-Paul, qui s'est dit très anxieux à l'idée de témoigner.

Yves Martin est accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite avant un taux supérieur à 0,08 mg d'alcool par 100 mL de sang causant la mort de Vanessa Tremblay-Viger, de Mathieu Perron et de leur fils Patrick.

« J'ai vu Yves Martin en état d'ébriété souvent. Comme tout le monde, il parle différemment et marche croche un peu. Ce soir-là, quand je suis parti, il n'était pas dans cet état », a ajouté François Gonthier.

Plus tard dans la soirée, après un échange de messages textes, Yves Martin a dit à François Gonthier qu'il allait le rejoindre chez lui. Les deux amis habitent à environ 1,5 kilomètre l'un de l'autre. Par contre, l'accusé ne s'est jamais rendu chez son ami.

« L'accident est arrivé à quatre maisons de chez moi. Je suis sorti dehors quand j'ai vu les ambulances et les policiers, mais je ne me suis pas rendu sur place. J'ai vu l'accident aux nouvelles à 23 h. J'étais très très triste. Je me suis senti coupable un peu » a-t-il partagé, en salle d'audience.

En contre-interrogatoire, Me Bourget a demandé au témoin pourquoi il n'avait pas partagé sa version des faits avant ce témoignage. « Est-ce possible que vous ayez dit à l'enquêteuse que vous ne vouliez pas collaborer ni pour aider ni pour nuire », a demandé le procureur de la Couronne. « C'est possible », a répondu le témoin.

La Couronne a aussi relevé deux incohérences entre la version du témoin et des textos échangés entre Yves Martin et son ex-conjointe. L'accusé a écrit à son ancienne amie de coeur qu'il se faisait un feu et qu'il était seul. François Gonthier a insisté sur le fait qu'il avait bel et bien visité son ami ce jour-là et qu'ils étaient « restés à l'intérieur de la maison ou sur le patio ».

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