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Procès d'Yves Martin : des témoins racontent les dépassements dangereux d'une camionnette rouge

Marie-Ève Bouchard, une jeune serveuse du bar Saint-Paul.... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Marie-Ève Bouchard, une jeune serveuse du bar Saint-Paul.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Yves Martin n'a pas consommé d'alcool lorsqu'il s'est présenté au bar Saint-Paul quelques minutes avant l'accident mortel, et la serveuse n'a pas remarqué s'il était en état d'ébriété.

Voilà les faits saillants du témoignage de Marie-Ève Bouchard, une jeune serveuse du bar Saint-Paul. Mme Bouchard était le troisième témoin civile de la Couronne à témoigner, mardi matin, à la septième journée du procès dYves Martin devant le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec, et devant les 12 jurés.

Yves Martin, âgé de 36 ans, est accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite avec un taux d'alcoolémie supérieur à 80 milligrammes d'alcool par 100 ML de sang causant la mort de Mathieu Perron, de Vanessa Viger-Tremblay - qui était enceinte - et de leur fils Patrick, âgé de 4 ans.

Marie-Ève Bouchard a raconté qu'Yves Martin s'est présenté au bar vers 20 h. L'accusé ne lui a pas répondu lorsqu'elle lui a demandé « s'il voulait quelque chose ».

« Il avait l'air blasé un peu, triste. Il se tenait la tête. Il est resté maximum 20 minutes », a-t-elle affirmée, à la barre des témoins.

Selon Marie-Ève Bouchard, l'accusé n'a pas consommé lors de son court passage au bar Saint-Paul. Par ailleurs, la serveuse n'a pas constaté si Yves Martin était en état d'ébriété.

Un dépassement dangereux

Plus tôt dans l'avant-midi, les deux premiers témoins à la barre, Magella Villeneuve et sa conjointe Louise Côté, ont rapporté un dépassement « dangereux » d'Yves Martin par la voie inverse, survenu vers 20 h 20 le soir du 1er août.

« C'est ma femme qui conduisait. On revenait d'un souper familial. Elle a dit : "» Hey, il nous dépasse. Est-il fou? Il est ben proche? ''», a relaté M. Villeneuve.

« Il nous a dépassés vivement. Il était proche, proche, proche [...] J'ai dit : "» Je pense que si je sortais mon bras, je pourrais lui toucher" », a ensuite partagé Louise Côté, ajoutant « que ce n'est pas un endroit où on peut dépasser ».

« Il est resté dans la voie de gauche, a repris Louise Côté. Je tenais mon volant à deux mains. J'avais peur qu'un véhicule arrive dans l'autre sens. Il a freiné brusquement, puis il a tourné à gauche. Il s'est stationné au fond de la cour du bar Saint-Paul. »

En contre-interrogatoire, la défense a évoqué la possibilité qu'il y ait un élargissement de la voie à cette hauteur du rang Saint-Paul, en plus de revenir sur l'heure approximative de ce dépassement.

Les deux témoins ont aussi reconnu qu'il n'avait pas identifié le conducteur ou le véhicule hors de tout doute et qu'ils ne savaient pas si le conducteur était entré dans le bar. « C'est un pick-up rouge comme un autre pick-up rouge. Si je vous disais qu'il y a sept pick-up rouges dans le rang », a fait valoir Me Jean-Marc Fradette.

D'autres témoins civils sont attendus mardi. La Couronne devrait compléter la présentation de sa preuve d'ici la fin de cette deuxième semaine de procédures devant jury.

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