Procès de Yves Martin: des propos et des textos incriminants

Yves Martin... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Yves Martin

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Du moins, c'est la version donnée par le policier Carl Simard, de la Sécurité publique de Saguenay (SPS), au sixième jour du procès de l'accusé, qui se tient devant le juge François Huot, de la Cour supérieure du Québec et un jury formé de huit hommes et quatre femmes.

M. Simard est le premier agent à avoir eu un contact avec l'homme accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite avec un taux d'alcool dépassant la limite causant la mort de Mathieu Perron, Vanessa Tremblay-Viger et leur fils Patrick.

La collision mortelle est survenue le 1er août 2015 dans le rang Saint-Paul, à Laterrière.

« En me rendant au véhicule de l'homme blessé, j'ai remarqué qu'il avait du sang dans le visage. Je lui ai demandé son nom et il s'est identifié. C'est là que j'ai remarqué une odeur d'alcool et j'ai immédiatement soupçonné qu'il avait conduit avec de l'alcool dans son organisme », a commencé par expliquer M. Simard.

« C'est à ce moment qu'il m'a demandé s'il avait tué du monde. Je lui ai répondu que je ne connais pas l'état de santé des autres personnes. Il a dit que c'était de sa faute », a poursuivi le patrouilleur.

Le policier Carl Simard a indiqué avoir eu... (Le Quotidien, Jeannot Lévesque) - image 3.0

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Le policier Carl Simard a indiqué avoir eu les motifs nécessaires pour mettre Yves Martin en arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

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L'enquêteuse principale au dossier, Katie Cantin, était appelée à la barre, lundi.

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Une fois amené dans l'ambulance, le policier est demeuré à ses côtés étant donné qu'il avait des soupçons que l'homme de 36 ans pouvait être en état d'ébriété.

Yves Martin a alors eu droit à une mise en garde du policier et à son droit au silence. Les soupçons du policier sont devenus plus évidents en raison de l'étroitesse du véhicule et de l'éclairage qui a permis de constater qu'il avait les yeux vitreux et le regard absent.

Après avoir fait part de ses constatations à son collègue Jean-François Lévesque, qui a confirmé les avoir remarqués, il s'apprête à le mettre en état d'arrestation lorsque l'ambulancier demande à Martin s'il a consommé de l'alcool.

« Il a répondu oui et a ajouté qu'il s'est saoulé parce que sa blonde l'a laissé. À 21 h 10, je l'informe qu'il est en état d'arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, car je venais d'avoir la confirmation qu'il y avait deux décès. Je lui ai lu ses droits », a mentionné Carl Simard.

« Je lui ai demandé s'il avait compris et il m'a dit oui. Je lui ai demandé ce qu'il avait compris et il a répondu qu'il était dans la marde », a indiqué le policier.

« Je suis dans la marde », a dit l'accusé

Yves Martin aurait dit devant un policier, un ambulancier et un infirmier, dans les minutes qui ont suivi l'accident, avoir consommé de l'alcool et que l'accident était de sa faute. Du moins, c'est la version donnée par le policier Carl Simard, de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

«En me rendant vers l'homme blessé, j'ai remarqué qu'il avait du sang dans le visage. Je lui ai demandé son nom et il s'est identifié. C'est là que j'ai remarqué une odeur d'alcool et j'ai immédiatement soupçonné qu'il avait conduit avec de l'alcool dans son organisme», a expliqué M. Simard.

«Il m'a dit qu'il était correct et qu'il n'avait pas mal. Là, il m'a demandé s'il avait tué du monde. Je lui ai répondu que je ne connaissais pas l'état de santé des autres personnes. Il a dit que c'était de sa faute», a poursuivi le patrouilleur.

Droit au silence

Une fois dans l'ambulance, Yves Martin a alors eu droit à une mise en garde du policier et à son droit au silence. Les soupçons sont devenus plus évidents dans le véhicule d'urgence où l'odeur d'alcool est devenue plus intense et que l'éclairage a permis de constater ses yeux vitreux et son regard absent.

Après avoir fait part de ses constatations à son collègue Jean-François Lévesque, qui a confirmé les avoir remarqués, il s'apprêtait à lui dire que les soupçons étaient devenus des motifs et qu'il serait mis en état d'arrestation lorsque l'ambulancier a demandé à Martin s'il a consommé de l'alcool.

«Il a répondu oui et a ajouté qu'il s'est saoulé parce que sa blonde l'a laissé. À 21 h 10, je l'informe qu'il est en état d'arrestation pour conduite avec les facultés affaiblies causant la mort, car je venais d'avoir la confirmation qu'il y avait deux décès. Je lui ai lu ses droits», a mentionné Carl Simard.

«Je lui ai demandé s'il avait compris et il m'a dit oui. Je lui ai demandé ce qu'il avait compris et il a répondu qu'il était dans la marde», a indiqué le policier.

Prise de sang

Le médecin à l'urgence a confirmé que Martin était apte à acquiescer à une prise sanguine (ce qu'il a fait) vers 21 h 30. Celle-ci a été faite à 23 h 25 après que l'accusé ait pu parler à un avocat (le 5e contacté).

Au contre-interrogatoire, Me Fradette a tenté de savoir si son client présentait d'autres symptômes d'un individu en état d'ébriété comme les yeux rouges ou la bouche pâteuse. «Si je l'avais remarqué, je l'aurais noté. Il s'est tenu debout, a répondu aux questions et il a pu identifier les avocats à qui il voulait parler», a ajouté le policier Simard.

Un texto incriminant

(Julien Renaud) - «Je prends de la bière. [...] Je me saoule.» Ce message texte a été transmis par Yves Martin à un ami, un peu plus d'une heure avant l'accident. La Couronne a déposé en preuve les données extraites du cellulaire d'Yves Martin, lundi.

L'enquêteuse Katie Cantin est ensuite venue expliquer que ces informations avaient été relevées par un technicien de la Sûreté du Québec et qu'elle avait contacté certaines personnes, en fonction de la teneur des échanges. Parmi les gens sollicités, un ami de l'accusé et son ex-conjointe ont refusé de répondre aux questions des policiers.

Parmi les faits saillants des données cellulaires, en plus du message texte énoncé, Yves Martin a téléphoné à son ex-conjointe vers 20 h 10, pendant un peu plus de 11 minutes (jusqu'à 20 h 21). L'accident est survenu vers 20 h 40.

En bref

Yves Martin sourit à ses proches

(Julien Renaud) - Au moment d'entrer en salle d'audience, Yves Martin a fait un clin d'oeil en direction de ses proches et a souri longuement aux membres de son entourage. Il a souri une seconde fois à sa famille au retour de la pause du dîner. Lors des témoignages, il est demeuré plus discret, prenant quelques notes à l'occasion.

Salle comble

Pratiquement toutes les chaises en salle 3,09 ont trouvé preneurs, lundi, pour le début de la deuxième semaine du procès devant jury d'Yves Martin. Plus de 60 personnes - incluant les familles des victimes et de l'accusé (environ 20 personnes) - ont assisté aux témoignages du policier Carl Simard et de l'enquêteuse Katie Cantin.

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