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Procès d'Yves Martin: la soeur d'une victime raconte sa conversation quelques secondes avant l'impact

Sabrina Viger est venue raconter ce qu'elle a... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Sabrina Viger est venue raconter ce qu'elle a entendu dans les secondes qui ont précédé la collision mortelle.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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En sanglots et pleine de tristesse, Sabrina Viger, la soeur de Vanessa et belle-soeur de Mathieu Perron, est venue raconter ce qu'elle a entendu dans les secondes qui ont précédé la collision mortelle du rang Saint-Paul, à Laterrière, le 1er août 2015.

Le procès du conducteur Yves Martin, accusé de conduite dangereuse, de conduite avec les capacités affaiblies et de conduite avec un taux d'alcool supérieur à la limite autorisée, causant la mort, a pris son envol, lundi matin, à la salle 3,09 du Palais de justice de Chicoutimi.

Le premier témoin entendu a laissé l'auditoire pensif tellement elle est toujours bouleversée par l'événement tragique qui lui a enlevé sa soeur, son beau-frère et son neveu.

Sabrina Viger était interrogée par Me Michaël Bourget, procureur de la Couronne.

« J'avais appelé Vanessa sur son cellulaire. Je voulais savoir si le Ipod de Mathieu était toujours à vendre. Elle m'a dit non. Je lui ai dit qu'ils avaient l'air de super bonne humeur dans la voiture et elle me l'a confirmé. Je lui ai demandé si elle était en descendant et m'a dit oui. Et là la ligne a coupé. J'ai pensé que le téléphone avait lâché. Il était 20 h 40 », a mentionné Sabrina Viger, en sanglots.

La jeune femme de 29 ans a eu de la difficulté à terminer son témoignage, mais a refusé de prendre une pause.

« Non je veux terminer mon témoignage », a-t-elle ajouté, devant Yves Martin qui restait impassible.

Sabrina Viger a tenté de rappeler sa soeur, mais n'a pas été en mesure de le faire. Ce n'est que près d'une heure plus tard qu'elle a appris la mauvaise nouvelle.

Elle s'est demandé si elle n'avait pas une responsabilité pour avoir appelé sa soeur, mais a eu la confirmation que Vanessa n'était pas au volant au moment de l'impact.

En contre-interrogatoire, la jeune femme a indiqué à Me Jean-Marc Fradette, procureur de la défense, que jamais elle n'a entendu qui que ce soit parler d'un danger imminent avant que le signal cellulaire ne s'éteigne.

Sabrina Viger est sortie de la salle d'audience complètement effondrée, en pleurs et a été soutenue physiquement par des proches pour franchir les portes du tribunal.

// Plus de détails demain dans Le Quotidien

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