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Procès du policier Dany Harvey: le capitaine Sénéchal regrette d'avoir jeté ses notes

Le capitaine à l'éthique à la Sécurité publique... ((Archives Le Quotidien))

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Le capitaine à l'éthique à la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Marc Sénéchal, admet avoir fait une erreur en jetant ses brouillons de note et que si c'était à refaire, il ne la commettrait plus.

(Archives Le Quotidien)

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Le capitaine à l'éthique à la Sécurité publique de Saguenay (SPS), Marc Sénéchal, admet avoir fait une erreur en jetant ses brouillons de note et que si c'était à refaire, il ne la commettrait plus.

Mais malgré cela, il dit avoir mené son enquête sur le policier Dany Harvey correctement et de manière impartiale, que jamais il n'a voulu nuire ou cacher quoi que ce soit à l'accusé.

L'agent Harvey est accusé de voies de fait sur un mineur pour un événement survenu le 18 décembre 2014 dans un établissement public. Il n'était pas en fonction au moment des événements.

Le procès de Dany Harvey s'est conclu, mardi au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a notamment entendu les témoignages du chef de police de Saguenay, Denis Boucher et du capitaine à l'éthique, Marc Sénéchal.

« Ce que j'ai fait, je l'ai fait de bonne foi. J'ai jeté ce que je considérais comme mes brouillons de quatre interrogatoires. Comme j'ai rédigé des déclarations et qu'elles ont été approuvées par les témoins et leurs parents, je n'ai pas considéré comme pertinent de garder les brouillons », a admis M. Sénéchal.

« Je regrette d'avoir jeté les notes. J'en suis désolé. Je sais que c'est contraire aux procédures, mais je ne voyais pas ça comme des notes personnelles », a ajouté le capitaine.

Il a affirmé qu'il ne le referait pas et qu'il ne jetterait pas non plus la déclaration écrite au crayon plomb par une autre témoin qu'il a ensuite retranscrite à l'encre avec l'approbation de la personne.

Marc Sénéchal a été contre interrogé par Me Jean-Marc Fradette sur le fait qu'il n'avait pas demandé à voir plus d'images vidéos enregistrées dans l'établissement afin de se faire une bonne idée de ce qui avait pu se passer lors de l'intervention de l'accusé.

« Je me suis basé sur ce que l'on m'a dit. Les seules images où l'on voit M. Harvey et la victime, nous les avons amenées en preuve. Je n'en ai pas demandé plus étant donné que ce n'était pas l'élément principal pour accuser ou non M. Harvey. Nous n'avions d'ailleurs pas assez d'éléments avec la vidéo pour le faire. On l'a fait après le témoignage de la victime, sur laquelle nous avons remarqué une rougeur au cou et un bleu au bras », a-t-il repris.

Questionné sur la rancune qu'il pourrait avoir avec Dany Harvey, il dit ne pas se souvenir de quoi que ce soit de marquant.

« Ce que l'on dit, c'est que ça remonterait à 2008. Je n'en ai pas souvenir. Je n'ai appris qu'en avril dernier que Dany avait joué un rôle important dans ma défaite comme président syndical en 2008. Je n'ai pas eu de conflit avec lui, au point où nous avons travaillé ensemble sur un comité paritaire de santé et sécurité. Et que les résultats ont été bons », a ajouté Marc Sénéchal.

Il admet que Dany Harvey n'est pas un ami personnel, mais un collègue de travail, mais qu'il n'avait aucune rancune envers lui. Plus de détails demain, dans Le Quotidien.

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