Deux ans pour avoir tenté d'incendier des maisons

Benjamin Goulet sous les verrous

En mai, Benjamin Goulet a plaidé coupable à... (Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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En mai, Benjamin Goulet a plaidé coupable à deux introductions par effraction dans des résidences de la rue William, à Chicoutimi, alors que des gens s'y trouvaient, et d'y avoir aspergé de l'essence

Archives Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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Le juge Paul Guimond envoie le Chicoutimien Benjamin Goulet sous les verrous pour une période de deux ans moins un jour pour avoir tenté d'allumer des incendies.

Au début du mois de mai, Goulet a plaidé coupable à deux introductions par effraction dans des résidences de la rue William, à Chicoutimi, alors que des gens s'y trouvaient, et d'y avoir aspergé de l'essence. Il a reconnu sa culpabilité d'avoir essayé d'allumer un incendie dans une voiture, d'un vol de bidon d'essence et de deux bris (avoir quitté une maison de thérapie et d'y avoir fabriqué de l'alcool).

La sentence du jeune homme est tombée lundi après-midi au Palais de justice de Chicoutimi. Sans dire que le magistrat a tranché du côté du ministère public, il s'en est tout de même approché. Me Sabrina Tremblay, de la Couronne, demandait une peine de 36 mois, alors que Me Olivier Théorêt, en défense, réclamait plutôt six mois de détention.

Les accusations sont graves, mais les conséquences ont été passablement réduites, car l'accusé n'a pas été en mesure d'allumer les incendies. Il n'avait ni allumette ni briquet au moment de vouloir commettre ses actes. Il avait tenté d'en trouver dans les résidences visitées, mais sans succès.

Des crimes graves

« Ce sont des crimes d'une très grande gravité. L'accusé ne se souciait pas du fait que des gens étaient dans la maison alors qu'il voulait y allumer un incendie. Les risques de récidive sont présents et l'accusé a besoin d'encadrement pour la suite des choses, car il lui arrive d'être désorganisé. Le rapport prépénal n'est pas des plus positifs et je retiens l'attitude de l'accusé dans les faits aggravants. Le seul facteur atténuant, c'est le plaidoyer de culpabilité », a résumé le juge Guimond.

Les événements ont eu lieu dans la nuit du 2 au 3 novembre 2015. Goulet se trouvait avec des amis, il avait consommé quelques bières et était sorti pour inhaler de l'essence. Il a alors volé des bidons d'essence. Il s'est rendu au 35 rue Williams et est entré par effraction pour voler des biscuits, du ketchup et des souliers. Il a ensuite aspergé la résidence d'essence.

Goulet s'est ensuite dirigé vers le 70 rue William. Là aussi, il est entré par effraction et y a cherché des allumettes ou un briquet. Il est sorti bredouille de la résidence, mais a tout de même répandu de l'essence autour de la maison et sur une voiture. « Ce n'est pas grâce à lui si aucun incendie n'a été allumé. C'est plutôt l'occupant d'une résidence qui a entendu du bruit dans la maison qui a communiqué avec les policiers. Il a été arrêté avant de passer à l'acte », avait résumé Me Tremblay lors du plaidoyer de culpabilité.

En raison du temps passé de manière préventive, il lui reste 17 mois et 23 jours à faire.

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