Passage à tabac d'un Baieriverain: Magnusson et José libérés

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Sandro José a pu reprendre sa libert.

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Normand Boivin
Le Quotidien

Djiezon Magnusson et Sandro José, deux des quatre individus qui auraient tabassé un Baieriverain à coups de bâton de baseball dimanche, ont pu reprendre leur liberté. Ils sont accusés de voies de faits graves, d'extorsion, d'intimidation et de complot.

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Le juge Jean Hudon a relâché le Montréalais Djiezon Magnusson sous certaines conditions.

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Vendredi matin, le juge Jean Hudon a accepté de relâcher les deux individus sous conditions, estimant que ceux-ci présentaient des garanties suffisantes, et qu'un public bien informé ne perdrait pas confiance dans le système judiciaire.

Dans la décision écrite qu'il avait prise en délibéré jeudi, à l'issue des enquêtes sur cautionnement des deux Montréalais, le juge Hudon a, au surplus, estimé que les faits présentés jusqu'à maintenant devant lui pouvaient mener à leur condamnation, mais ouvraient aussi la porte à un acquittement.

Dans sa décision, le juge Hudon a rappelé les faits qui ont mené à l'arrestation musclée des quatre individus pour soupeser la preuve soumise devant lui. Il a notamment remarqué que lors de leur visite à un premier individu qu'ils ont informé du rachat de ses dettes, il n'y avait aucune preuve de violence malgré le ton élevé des discussions.

Dans le cas de la seconde victime, celle passée à tabac, le magistrat a dû tenir compte des témoignages des accusés qui ont prétendu que la victime s'était ruée sur eux avec un pic (un tournevis), une version que sa conjointe, témoin de la scène, n'a pu contredire puisqu'entre le moment où la victime s'est dirigée vers le trio pour leur serrer la main et celui où elle s'est fait rouer de coups par terre, elle leur tournait le dos pour s'occuper de son bébé.

De plus, ni la victime ni son épouse n'ont vu les présumés agresseurs arriver avec le bâton de baseball.

Cela, estime le juge Hudon, ouvre la porte à la légitime défense et par conséquent, l'oblige à considérer la remise en liberté provisoire des suspects.

Parmi les autres facteurs militant pour les accusés, il a noté l'absence d'antécédents judiciaires, le statut d'étudiant de Jose et les deux emplois de Magnusson, qui a aussi une conjointe et trois enfants, de même que la garantie qu'ils ne pourront croiser leurs présumées victimes dans la rue, car ils habitent la région métropolitaine.

Conditions

Pour des raisons de sécurité, les deux suspects n'ont pas comparu ensemble dans le box des accusés, mais le juge les a assujettis aux mêmes conditions, soit une caution de 1500$, se trouver à leur domicile entre 21h et 6h sauf pour le travail ou des raisons médicales, ne pas chercher à obtenir de passeport, ne pas communiquer entre eux ni avec des individus judiciarisés, les présumées victimes et les témoins de l'affaire, ne pas avoir d'armes ni toucher à la drogue ou à l'alcool, et il leur est interdit de revenir au Saguenay-Lac-Saint-Jean sauf pour les besoins de la cause.

Celle-ci a été remise au 4 mai pour décider de la suite des procédures.

Émoi

La visite des deux accusés et de Louis Vladimir Bataille, qui a été transféré dans un centre de détention montréalais pour répondre d'une accusation de vol, a créé tout un émoi au Saguenay.

Prenant place à bord de la voiture du Jonquiérois Éric Tremblay, qui a été remis en liberté jeudi, le trio se serait présenté à une première résidence, en après-midi, afin de rencontrer un premier individu. L'adresse et le nom de cet homme étaient inscrits sur une liste qu'avait en sa possession Djiezon Magnusson lorsqu'il a été arrêté. Cette liste comptait trois noms et trois adresses.

Alors que Tremblay attendait au volant de son véhicule stationné, Magnusson, José et Bataille ont dit à l'homme qui s'y trouvait: «Tu nous dois de l'argent, on a racheté ta dette». Un échange verbal bruyant s'en est suivi et une voisine a appelé la police.

Le quatuor a ensuite repris la route vers la deuxième adresse de la liste, toujours à La Baie. Là bas, ils ont rencontré la victime au dossier, qui est d'ailleurs toujours hospitalisée. L'homme était dehors et est allé à la rencontre des trois individus pour échanger une poignée de mains.

«Qu'est-ce que tu as dans tes poches? Est-ce que c'est un pic?», aurait demandé l'un des individus.

«Non, c'est un tournevis», aurait répondu la victime, avant de montrer l'outil.

Quelques secondes après cet échange verbal, la victime était couchée au sol et ruée de coups de bâton de baseball. La victime souffre d'une fracture au bras et d'une plaie ouverte de six pouces, entre autres blessures et est toujours hospitalisée.

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