Fermeture de la prison de Chicoutimi

Des prisonniers de fins de semaine purgeront leur peine en continu

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La prison de Chicoutimi ferme à peine ses portes que déjà cette situation commence à créer des problèmes à certains prisonniers de fins de semaine.

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La prison de Chicoutimi ferme à peine ses portes que déjà cette situation commence à créer des problèmes à certains prisonniers de fins de semaine.

Au cours des dernières semaines, les autorités du ministère de la Sécurité publique ont fait parvenir une lettre à tous les détenus de fins de semaine afin de les aviser qu'ils devraient se présenter à la prison de Roberval à compter du lundi 7 décembre 2015.

Les avocats n'ont pas encore été mis au courant de la date officielle de la fermeture de la vieille prison de la rue Price, à Chicoutimi, pour des raisons de sécurité et pour ne pas donner l'idée à des gens d'organiser des évasions.

Malgré tout, le criminaliste Julien Boulianne a récemment demandé au tribunal de modifier les conditions de détention de l'un de ses clients afin que celui-ci purge la balance de sa peine de façon continue.

« C'est un premier cas, mais je risque d'en avoir plusieurs autres. Il devenait trop difficile et trop compliqué pour mon client de se rendre à Roberval chaque fin de semaine », indique Me Boulianne.

« Nous avons donc demandé à modifier la condition de détention pour du temps continu. Il purgera la balance de sa sentence d'une seule traite », admet l'avocat en défense.

Me Boulianne précise que la majorité des détenus de fins de semaine sont ceux qui ont perdu leur permis de conduire pour des accusations de conduite avec les facultés affaiblies.

« Ces gens doivent se rendre à Roberval. Ils auront entre 60 et 75 minutes de route à faire pour s'y rendre et revenir. Mais comme ils n'ont plus leur permis de conduire, ils doivent trouver une personne qui acceptera d'aller les reconduire. Je vais donc suggérer à mes clients d'accepter une peine continue », ajoute Me Boulianne.

« Ça va créer des difficultés pour ceux qui voudront le faire. S'ils arrivent le moindrement en retard, ils feront face à des accusations de liberté illégale et ils devront payer en double le temps manqué. Ça va être compliqué », de dire le criminaliste.

Autre élément qui risque d'être dérangeant, ces prisonniers de fins de semaine n'auront pas droit à leur cellule privée, ni même à deux.

« Selon les informations que nous avons, ils se retrouveront dans des dortoirs pour 14 personnes avec une seule salle de bain. Et ils n'auront pas droit de sortie dans la cour, du moins pour l'instant », précise l'avocat.

Me Luc Tourangeau voit les choses du même oeil. Il estime que la situation va se compliquer.

« Ceux qui ont des peines discontinues vont devoir se tourner vers la famille ou les amis. Ça ne sera pas évident », de dire Me Tourangeau.

Celui-ci ajoute qu'il devra modifier sa façon de travailler afin de discuter ou de rencontrer ses clients.

« Je devrai me présenter plus souvent à Roberval pour rencontrer les clients. Ce n'est pas toujours évident de le faire par téléphone ou même par visioconférence. On verra avec le temps », conclut Me Tourangeau

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