Menaces envers son patron

Travaux communautaires pour Desmeules

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Jonathan Desmeules fera des travaux communautaires à la suite des menaces faites contre son employeur CGI.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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L'informaticien Jonathan Desmeules reçoit une sentence de 75 heures de travaux communautaires pour avoir menacé de mort ses patrons de CGI à Chicoutimi.

Le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune de Me Nicole Ouellet (Couronne) et Me Charles Cantin (défense) pour cet individu de 31 ans.

Le 5 avril, Desmeules a contacté un ami par la messagerie privée du réseau social Facebook pour laisser sortir toute sa frustration en lien avec son employeur. Il réclamait notamment une hausse salariale.

«Je pète ma coche. J'ressous avec des couteaux et je vais faire la peau au boss. Y a pogné le mauvais gars pour le niaiser. Y va avoir juste le temps de crier au secours, si je ne l'ai pas ouvert avant ou si je ne l'ai pas tiré avant. Je ne suis pas sûr de pouvoir répondre de mes actes. J'ai peur en criss», a écrit Desmeules à ce moment.

«Je vais virer fou. J'aurai un sac rempli de couteaux. S'il (patron) ne me donne pas mon augmentation, je ne suis pas certain de ce que je vais faire. Je suis tanné de me faire niaiser. On va voir qui va niaiser lorsque j'aurai du sang sur les mains. Il est temps de se faire justice», a poursuivi Desmeules dans ses conversations.

Son ami s'est montré inquiet des propos de Desmeules et a communiqué avec les policiers de Saguenay.

Lors de la perquisition, les agents ont découvert 13 couteaux dans un sac près du divan, à son domicile.

Après avoir passé neuf jours en détention préventive (équivalent de 14 jours), Desmeules a réglé son dossier en plaidant coupable. Il a reçu sa sentence, hier matin, devant le juge Guimond.

La représentante de la Couronne avoue que l'accusé semble vouloir se replacer, mais elle ne cache pas que son comportement était tout de même inquiétant.

«Ce n'était pas que des paroles en l'air. Il devait tout de même y penser un peu pour avoir préparé un sac avec des couteaux. Ça semble être un homme qui accumule et qui accumule et qui demeure une bombe prête à exploser. Il a perdu son emploi dans les Forces armées canadiennes en raison d'une problématique semblable», indique Me Ouellet.

Même si l'accusé semble être sur le bon chemin, le juge a tenu à souligner, comme l'avait dit Me Ouellet auparavant, mais que tout n'était pas réglé.

«Il faut saluer les efforts effectués, mais les propos de Me Ouellet sont justifiés voulant qu'il y a encore un cheminement à faire», a mentionné le magistrat.

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