Sébastien Tremblay accusé de gestes sexuels sur huit garçons

L'enquête policière remise en question par la défense

Sébastien Tremblay subit son procès pour des gestes... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Sébastien Tremblay subit son procès pour des gestes sexuels qu'il aurait posé sur de jeunes garçons.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le procès du présumé pédophile du Centre du Lac-Pouce, Sébastien Tremblay, dit Pellicule, n'est commencé que depuis quelques heures, que déjà l'avocate de la défense remet en question les procédures de l'enquêteur de la Sécurité publique de Saguenay (SPS).

Au cours des mois de juillet et août 2013, Tremblay agit comme gardien de nuit au Centre du Lac-Pouce à Laterrière et il aurait profité de sa position pour poser des gestes à caractère sexuel sur huit jeunes garçons âgés entre 8 et 13 ans.

Le procès a commencé, hier matin, devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec. Me Nicole Ouellet, de la Couronne, doit faire entendre les huit présumées victimes à huis clos et derrière un paravent afin d'éviter le regard avec leur agresseur. Le magistrat écoutera les témoignages d'autres monitrices du centre et du directeur général, Laval Dionne.

En défense, Me Marie-Ève St-Cyr devrait faire témoigner son client. Les parties s'attendent à ce que le procès dure près de deux semaines.

Hier matin, l'enquêteur Jocelyn Simard a raconté la manière dont il a mené son enquête à compter du 2 août, au lendemain des cinq premières dénonciations des enfants auprès de l'une des monitrices.

« Nous avons pris rendez-vous avec les parents pour rencontrer les enfants au quartier général de la police. On leur a dit qu'ils seraient enregistrés et qu'il serait important qu'ils disent la vérité. J'ai vu trois des victimes au départ, car le rapport d'incident semblait clair à leur sujet. Pour les deux autres victimes, c'était moins évident », s'est remémoré l'enquêteur.

À la suite des premières révélations, d'autres victimes se sont manifestées. Au total, le nombre est monté à huit au fil des semaines qui a suivi les premières dénonciations.

À une question de la défense, l'enquêteur de la SPS dit ne pas avoir interrogé tous les enfants pour éviter de les traumatiser, surtout qu'ils n'avaient pas été victimes de Tremblay.

« De plus, l'un des enfants qui se trouvaient dans la chambre n'a pas porté plainte et ne s'est pas manifesté pour quoi que ce soit. »

Sur une autre question, Jocelyn Simard a avoué qu'il avait rencontré la première monitrice ayant reçu les confessions de l'un des enfants plus de deux années après les événements.

« Il faut comprendre que les choses se sont bousculées au départ. Le nombre de victimes a augmenté. Nous avions aussi plusieurs informations sur les gestes commis par l'accusé. Il est vrai que j'ai rencontré la monitrice « Cheerios » le 24 septembre dernier. Si je ne l'ai pas fait avant, c'est que je ne croyais pas que c'était nécessaire. Je ne savais pas non plus au départ que c'est à elle que l'un des enfants avait parlé », a résumé l'enquêteur

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