Le «courrier» Patrice Bernard

18 mois de prison

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Un autre acteur de l'opération Macaque, Patrice Bernard, règle ses dossiers avec le tribunal, 16 mois après les événements.

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Un autre acteur de l'opération Macaque, Patrice Bernard, règle ses dossiers avec le tribunal, 16 mois après les événements.

L'individu de Desbiens écope d'une sentence de 18 mois de prison. Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune des avocats Me Denis Otis, en défense et Me Sarah Tridi, du côté de la Couronne.

Bernard, un individu de 40 ans, n'a pas été impliqué dans la vente de stupéfiants lors de l'opération Macaque. Il a plutôt servi de courrier.

La preuve accumulée par les policiers démontre que Bernard a participé à du trafic de cocaïne et de cannabis entre décembre 2013 et avril 2014.

Au départ, le client de Me Otis a été impliqué entre une et trois fois à du trafic de marijuana. Il se rendait à Montréal pour y chercher des quantités de drogue et revenait la livrer à des acheteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de Chibougamau. Il aurait alors transporté environ trois kilogrammes de marijuana.

Et en janvier, il a poursuivi le même manège. Il est allé livrer près d'un kilogramme de cocaïne à Marc Savard, qui lui a été condamné lundi à 50 mois d'emprisonnement.

«Mon client savait qu'il transportait des stupéfiants, mais il n'était pas au courant des quantités», a indiqué Me Otis.

Patrice Bernard aurait été entraîné dans cette aventure en raison de ses connaissances avec diverses personnes impliquées dans le dossier.

Le juge Hudon espère qu'il a tiré une leçon de toute cette affaire.

«Car vous vous rendez compte que le monde des stupéfiants n'a qu'une seule issue et c'est la prison», a repris le magistrat.

En plus de la peine de prison de 18 mois, Patrice Bernard, un accidenté du travail depuis 2002, se trouvera sous probation pour une période de 12 mois. Il lui sera interdit de posséder des armes à feu pour une période de 10 ans.

Son cellulaire a été saisi et devrait être remis au gouvernement du Québec. Par contre, il est possible que l'accusé puisse récupérer des photos de famille qui se trouvent dans l'appareil et qui n'ont aucun lien avec le trafic de stupéfiants et l'opération Macaque.

D'autres dossiers de l'opération Macaque pourraient se régler vendredi, alors que quelques autres reviendront en Cour le 4 novembre.

Quant aux accusés de l'opération Monder, en lien avec Macaque, le juge Hudon a confirmé que les dernières sentences seront données le 2 novembre à Alma.

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