Ex-policier de Saguenay

André Simard débouté en cour

André Simard était de passage au palais de... ((Archives Le Quotidien))

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André Simard était de passage au palais de justice, hier, et il a essuyé un revers.

(Archives Le Quotidien)

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L'ex-policier de Saguenay, André Simard, a essuyé un revers, hier matin, au Palais de justice de Chicoutimi lorsqu'il s'est vu refuser l'autorisation de contre-interroger l'enquêteur de la Sûreté du Québec, Patrick Tremblay.

Le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, a rendu sa décision. Le magistrat rejette la demande de l'avocat en défense, Me Dominic Bouchard, de déposer la vidéo de l'interrogatoire de Simard afin de pouvoir poser d'autres questions à l'enquêteur de police.

« Je ne pense pas qu'il y ait eu une incompatibilité entre le témoignage de l'enquêteur et les déclarations qu'il a faites. Il a d'abord dit ne pas se souvenir avoir parlé de Gladu et de Deladurantaye, mais a dit s'en être rappelé après avoir revu la vidéo de l'interrogatoire d'André Simard », explique le juge Hudon.

« Me Bouchard aurait voulu pouvoir contre-interroger l'enquêteur sur ces éléments, mais il a eu le loisir de le faire durant le procès et n'a pas insisté pour le faire. Je rejette donc la demande de contre-interrogatoire », d'ajouter le magistrat.

Toute cette affaire est en lien avec l'accusation de bris de condition de Simard. Celui-ci a été pris en infraction en janvier 2011 à consommer de l'alcool.

Selon un engagement envers le tribunal, Simard n'avait pas le droit de consommer d'alcool ou de se trouver dans un débit de boisson à la suite de sa culpabilité à cinq chefs d'agression sexuelle et cinq accusations de trafic de haschisch. Les événements s'étaient produits sur le ponton et à la résidence de Simard. Il avait été condamné à une peine de deux ans moins un jour en société, mais a porté le verdict de culpabilité et la sentence à la Cour d'appel du Québec.

Relativement à l'accusation de bris d'engagement de janvier 2011, Me Bouchard a entrepris un procès devant le juge Hudon au mois de juin. Lors de l'interrogatoire de l'enquêteur Tremblay, l'avocat en défense avait demandé, par hasard, s'il connaissait un certain Gladu et Éric Deladurantaye. L'enquêteur avait déclaré: « Pas du tout ».

La défense a été en mesure de lui rafraîchir la mémoire en lui faisant écouter la vidéo où il est démontré que Patrick Tremblay a effectivement parlé des deux individus durant plusieurs minutes. Le policier a confirmé s'être souvenu d'avoir parlé des deux personnages.

Dès cet instant, Me Bouchard a mis en doute la crédibilité de l'enquêteur de la Sûreté du Québec, celui-là même qui avait mené l'enquête dans le dossier principal concernant André Simard.

En mettant en doute cette crédibilité, le criminaliste voulait avoir des munitions supplémentaires pour défendre son client en Cour d'appel, surtout que c'est Patrick Tremblay qui a mené l'enquête dans le dossier des agressions sexuelles et du trafic de stupéfiants.

La date de la continuation du procès de Simard pour ce bris d'engagement devrait être connue le 22 septembre. André Simard aura à revenir au palais de justice le 30 octobre. Il subira son enquête préliminaire pour une accusation d'entrave au travail des policiers.

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