Le juge se donne une semaine pour réfléchir

La Couronne juge les garanties insuffisantes

Yves Martin a passé la nuit de mercredi... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Yves Martin a passé la nuit de mercredi à jeudi à la prison de Chicoutimi. Hier, il a repris le chemin de la prison d'Orsainville, à Québec.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Yves Martin doit demeurer derrière les barreaux, car il représenterait un risque important de récidive s'il devait reprendre sa liberté, sans oublier que la confiance du public serait minée.

Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, pense que les garanties offertes par Yves Martin sont loin de satisfaire le tribunal et de rassurer le public, advenant sa sortie de prison en attente de la suite des procédures, et que la confiance du public serait mise à rude épreuve advenant une décision favorable du tribunal à l'accusé. Elle ajoute posséder une très bonne preuve et des éléments importants.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, rendra sa décision le 17 septembre.

« Ce sera une décision écrite. Je veux prendre le temps de réfléchir et je veux rendre une décision assez rapidement », a-t-il dit en conclusion de l'enquête de remise en liberté.

L'homme de 35 ans du rang Saint-Paul à Chicoutimi, est accusé de conduite dangereuse causant la mort, de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort et de négligence criminelle causant la mort de la famille de Mathieu Perron (25 ans), Vanessa Tremblay-Viger (26 ans) et de leur petit bonhomme Patrick (4 ans) le 1er août dernier. La dame était enceinte de quelques mois.

Le face à face est survenu dans le rang Saint-Paul vers 20 h 40, alors que la chaussée était sèche et que le ciel était clair. Martin, un récidiviste de l'alcool au volant, est entré en collision avec le véhicule de la petite famille, tuant les parents sur le coup, alors que l'enfant a rendu l'âme quelques jours plus tard.

Face à toute cette histoire, Me Hamelin-Gagnon s'oppose fermement à la remise en liberté du chauffard.

« La société est tannée de ce genre d'infraction. Les peines sont de plus en plus sévères, les citoyens dénoncent de plus en plus les conducteurs en état d'ébriété. Ce fléau est devenu un véritable problème. La problématique est criante », précise Me Hamelin-Gagnon.

« De plus, les garanties offertes sont insuffisantes. Sa mère est sans aucun doute une bonne mère. Elle a répété souvent qu'elle était pour en prendre soin. Mme Laroche dit qu'elle va dénoncer son fils s'il ne respecte pas les règles, mais elle n'a pas été en mesure de le convaincre de suivre une thérapie et d'arrêter de boire. Sa famille ne pourra le contrôler », ajoute-t-elle.

Martin a avoué consommer de l'alcool depuis l'âge de 13 ans. Il le fait à raison de quatre ou cinq bières quotidiennement en semaine et plus la fin de semaine depuis plusieurs années. Me Hamelin-Gagnon s'interroge s'il est possible que les gens n'aient pas remarqué son état d'ébriété étant donné que l'accusé avait peut-être une grande tolérance à l'alcool.

Puisque la prise de sang révèle que Martin avait un taux d'alcoolémie de .179 dans le sang plus de deux heures après l'accident, la Couronne veut s'assurer que ce résultat est plausible, surtout que la défense entend poser bien des questions.

« Nous avons demandé un rétrocalcul afin de déterminer son taux au moment de l'accident », précise-t-elle.

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