Yves Martin était complètement sur la voie inverse

«Je suis saoul. Je sais que je vais aller en prison»

Le chauffard Yves Martin a immédiatement su qu'il... ((Archives Le Quotidien))

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Le chauffard Yves Martin a immédiatement su qu'il était dans le pétrin. Dans les secondes qui ont suivi l'impact fatal sur le rang Saint-Paul, il a spontanément avoué qu'il était en boisson et qu'il s'en allait en prison.

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Le chauffard Yves Martin a immédiatement su qu'il était dans le pétrin. Dans les secondes qui ont suivi l'impact fatal sur le rang Saint-Paul, il a spontanément avoué qu'il était en boisson et qu'il s'en allait en prison.

Au moment de l'impact, la camionnette de Martin se trouvait complètement dans la voie inverse lorsqu'il a fauché la vie de trois personnes le 1er août. Et son taux d'alcoolémie se situait à .179 plus de deux heures après l'accident.

« Je suis dans la marde. Câlisse que je suis mal pris. Je suis saoul. Je sais que je vais aller en prison. J'en ai fait une belle à soir », a notamment déclaré Martin après l'accident.

Ces détails ont été dévoilés, hier, au juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, dans le cadre de l'enquête sur remise en liberté du chauffard.

Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, a démontré la preuve qu'elle détient dans cette triste affaire qui a pris la vie de Mathieu Perron (25 ans), de Vanessa Tremblay-Viger (26 ans) et de leur petit garçon, Patrick (4 ans).

Martin, qui a deux antécédents judiciaires de conduite avec les facultés affaiblies, fait face à des accusations de conduite dangereuse causant la mort, de négligence criminelle causant la mort et de conduite avec les facultés affaiblies causant la mort.

Pour démontrer que Martin doit demeurer incarcéré, la procureure de la Couronne a résumé les déclarations de 22 témoins civils et les commentaires des policiers et ambulanciers.

Elle a aussi exhibé des photographies de l'accident. Les spécialistes en reconstitution ont démontré que le camion de Martin se trouvait dans la voie inverse au moment du face à face. Pourtant, la chaussée était sèche, il n'y avait pas de trace d'huile sur la route et il faisait beau.

La victime, Mathieu Perron, aurait vu le véhicule arriver sur lui à la dernière seconde et il a tenté de l'éviter, mais n'y est pas parvenu. L'impact s'est produit sur le côté droit de la Honda Civic, qui était méconnaissable. La preuve a aussi confirmé que le taux d'alcool était de .179.

journée en famille

De plus, Me Hamelin-Gagnon a résumé la journée des victimes et de l'accusé. Les trois victimes avaient passé la journée à la nouvelle roulotte des parents de Mathieu Perron. Celui-ci a aidé son père pour de petits travaux. Il a notamment consommé quatre bières dans l'après-midi, mais n'en a pas repris par la suite.

Du côté de Martin, déprimé par la rupture avec sa conjointe, il a travaillé dans sa maison durant l'après-midi et dit avoir consommé une bière. En soirée, il s'est rendu à un dépanneur pour y acheter des cigarettes. Même s'il a envoyé un texto à un ami lui disant qu'il était pour se saouler, la commis du dépanneur, un ami de Martin et des gens au bar Saint-Paul n'ont pas remarqué qu'il pouvait être en état d'ébriété.

Cela semblait le cas jusqu'à 20 h 30. L'accident est survenu 10 minutes plus tard, à 20 h 40. Entre le moment où il quitte le bar et l'accident, Martin a roulé à haute vitesse sur le rang Saint-Paul. Un témoin estime avoir été dépassé à plus de 150 kilomètres à l'heure et un autre dit avoir vu la camionnette de Martin coller au derrière de sa voiture, l'obligeant à se tasser sur le côté. Ce même témoin est ensuite arrivé sur les lieux de l'accident, moins d'un kilomètre plus loin.

Si personne ne pouvait dire qu'il était en boisson avant l'accident, les commentaires recueillis après l'impact diffèrent. Une dame, première répondante, a remarqué une odeur d'alcool dans l'haleine de Martin. Un policier a fait de même et un ambulancier a noté la même chose.

Une fois à l'hôpital avec l'homme en état d'arrestation, l'agent de la Sécurité publique de Saguenay indique que la salle de stabilisation a été envahie d'une odeur d'alcool après quelques minutes.

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