Menace envers la Caisse Desjardins d'Arvida-Kénogami

Voyer comparaît

Charles Voyer fait face à des accusations de... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

Agrandir

Charles Voyer fait face à des accusations de menace et de bris de promesse.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Renaud
Le Quotidien

L'homme qui a menacé de faire exploser la Caisse Desjardins d'Arvida-Kénogami, mercredi, a comparu hier au palais de justice de Chicoutimi pour une accusation de menace de mort envers les employés et les clients de cette succursale du boulevard Mellon, en plus d'un bris de promesse. Charles Voyer a été libéré sous certaines conditions.

L'homme de 40 ans, qui réside à Jonquière, s'est présenté avec un air renfrogné devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec. L'avocat de la défense, Me François Dionne, qui représentait Me Luc Tourangeau, s'est réservé le plaidoyer de l'accusé pour les deux chefs d'accusation. Le bris de promesse concerne un changement d'adresse effectué sans en aviser la Cour et découle d'un dossier pendant de Charles Voyer en matière de conduite avec les facultés affaiblies.

Pour la Couronne, Mme Andrée-Anne Fernet, stagiaire au Directeur des poursuites criminelles et pénales, s'est opposée à la remise en liberté du Jonquiérois, proposant une série de conditions pour que l'accusé recouvre sa liberté après une nuit en cellule.

Le juge Pierre Simard a donc accepté la libération conditionnelle de Charles Voyer, avec les conditions suivantes: un dépôt de 200$, l'obligation d'informer la Cour d'un changement d'adresse, un couvre-feu entre 23 h et 6 h, l'obligation de garder la paix, l'interdiction de se présenter à la Caisse Desjardins d'Arvida-Kénogami, l'interdiction d'intimider et de communiquer avec les employés de la succursale en question, l'interdiction de consommer de l'alcool, l'obligation de respecter la posologie et les traitements prescrits par son médecin et l'interdiction de posséder des armes à feu.

Les portes de la Caisse Desjardins d'Arvida-Kénogami ont été closes pendant une demi-heure, mercredi après-midi, à la suite des propos menaçants tenus par Charles Voyer envers un employé de Trois-Rivières. L'accusé aurait alors menacé de faire exploser la Caisse de Jonquière. Un plan de contingence a aussi été mis en marche le temps que les policiers interviennent et assurent la sécurité du personnel et de la clientèle. Après s'être rendus à la résidence figurant à son dossier, les policiers ont fini par retrouver l'individu à sa nouvelle demeure de la rue Mousseau, à Jonquière. Les autorités ont alors procédé à son arrestation. L'homme a été interrogé, puis détenu dans l'attente de sa comparution.

«M. Voyer est accusé d'avoir menacé les clients et les employés de la Caisse Desjardins d'Arvida-Kénogami et d'un bris de promesse en lien avec un dossier de facultés affaiblies. Le bris concerne un changement d'adresse. Je me suis opposée à sa remise en liberté, mais la défense a présenté des garanties jugées suffisantes», a résumé Mme Fernet.

Selon Me Dion, l'accusé avait sous-estimé la portée de ses paroles. «Il comprend le sérieux de la chose, mais l'ampleur des événements dépasse largement son intention», a-t-il souligné.

Charles Voyer, qui possède quelques antécédents criminels, sera de retour devant les tribunaux le 11 août pour traiter à la fois du dossier pendant en matière d'alcool au volant et de ce dossier de menace.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer