Agression à la cathédrale

David Litvak soulève un débat

David Litvak, cet homme qui s'en est pris... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

Agrandir

David Litvak, cet homme qui s'en est pris à un prêtre de la cathédrale de Chicoutimi en pleine célébration, pourrait retrouver sa liberté aujourd'hui.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Julien Renaud
Le Quotidien

L'homme qui s'en est pris au prêtre de la cathédrale de Chicoutimi il y a un mois, David Litvak, pourrait recouvrer sa liberté aujourd'hui. Son enquête pour remise en liberté se déroulera devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, avec en trame de fond un débat quant à la recevabilité du dépôt par la Couronne du rapport statuant sur sa responsabilité criminelle.

Hier, l'accusé s'est présenté devant le juge Pierre Simard en partageant son intention de plaider coupable aux chefs d'accusation de voies de fait et d'entrave au travail des policiers auxquels il fait face.

Fidèle à son habitude, le coloré et éloquent personnage y est allé d'une envolée pour justifier ce changement de cap, alors qu'il avait initialement plaidé non coupable. «La raison pour laquelle je veux plaider coupable est que l'acte posé est questionnable du point de vue externe. Selon la loi des hommes, il est évident que je suis coupable. D'un point de vue légal et strict, je le suis. Mais, moralement, mon opinion diffère. Je ne me considère pas moralement coupable, bien que je le sois légalement», a-t-il soutenu, demandant la protection de l'«intégrité chimique de son corps» et qualifiant le rapport psychiatrique de «scandaleux au niveau intellectuel, éthique et moral».

C'est alors que le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, a demandé le dépôt du rapport sur la responsabilité criminelle de David Litvak. «Dans le cas que la conclusion du psychiatre tende vers la non-responsabilité, il ne devrait pas obtenir une punition, mais des soins et un accompagnement», a-t-il soutenu.

À l'opposé, la défense désire ne pas utiliser le rapport et souhaite enregistrer des plaidoyers de culpabilité. Le débat sur la légitimité de l'utilisation du rapport par la poursuite sans le consentement de la défense étant trop complexe, le juge Pierre Simard a décidé de laisser cette question en suspens, et la défense a décidé de plutôt tenir l'enquête sur la remise en liberté de l'accusé.

La Couronne s'est prononcée contre à la remise en liberté de David Litvak et a demandé, une fois de plus, le dépôt en preuve du rapport psychiatrique. La défense s'est alors opposée à ce dépôt, évoquant le caractère protégé des déclarations de l'accusé faites au médecin.

Devant ce nouveau débat, le juge Pierre Simard a décidé de remettre l'enquête de remise en liberté à aujourd'hui, au Palais de justice de Chicoutimi. Il acceptera ou refusera alors le dépôt du rapport et prononcera un verdict sur la libération conditionnelle de l'accusé. Quant à la peine, David Litvak devrait revenir en cour dans la semaine du 17 août.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer