Enlèvement, séquestration et agression à Chicoutimi

Une kyrielle d'accusations

Jonathan Ouellet est un habitué des tribunaux. Il... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Jonathan Ouellet est un habitué des tribunaux. Il subira son enquête sur remise en liberté le 10 août.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Julien Renaud
Le Quotidien

La liste des accusations envers Jonathan Ouellet et Alex Bergeron, arrêtés dans la foulée de la séquestration et de l'agression d'un homme mardi à Chicoutimi, est volumineuse. Les deux hommes ont comparu brièvement, hier, au Palais de justice de Chicoutimi, pour des chefs d'accusation d'enlèvement, de séquestration, de vol qualifié, de menaces, de voies de fait graves, de voies de fait armées, de menaces de mort et de fraude, entre autres.

Les deux individus, respectivement âgés de 35 et de 20 ans, se sont présentés sans émotion apparente dans la zone réservée aux accusés qui sont détenus. Dans les deux cas, la Couronne s'est opposée à la remise en liberté, soulevant la gravité des accusations et le caractère partiel de la preuve. La défense n'a pas contesté l'objection de la poursuite.

Les deux hommes demeurent donc détenus jusqu'à leur enquête pour remise en liberté, qui aura lieu le 10 août. Ils sont également sous l'interdiction de communiquer entre eux. D'ici lundi, la Couronne s'attend à ce que la preuve soit complétée par les enquêteurs chargés du dossier.

Alex Bergeron, qui n'a aucun antécédent judiciaire, doit répondre à 15 accusations, tandis que Jonathan Ouellet, qui a une feuille de route lourde (voir autre texte), fait face à 16 accusations, en raison d'un bris de probation supplémentaire. Il avait été condamné à une peine de cinq ans de prison dans une autre affaire de séquestration survenue en 2006.

Leurs avocats, Me Olivier Théorêt et Me Marie-Ève St-Cyr, se sont réservé d'émettre des plaidoyers dans les dossiers n'en exigeant pas et ont enregistré des plaidoyers de non-culpabilité pour toutes les accusations le demandant.

«La Couronne s'est objectée à leur remise en liberté en raison de la gravité objective et subjective des accusations. Il se pourrait que d'autres accusations s'ajoutent, concernant toujours cette même trame factuelle», a commenté la procureure de la Couronne, Me Sabryna Tremblay.

«M. Ouellet présente plusieurs infractions de même nature. Il a causé beaucoup de tords à différentes personnes par le passé», a-t-elle ajouté.

Malgré les nombreux antécédents de son client, Me Théorêt estime qu'il pourra offrir les garanties nécessaires à sa remise en liberté, lundi. Même affirmation pour son homologue, Me St-Cyr.

«Mon client est jeune et n'a aucun antécédent. J'évalue différentes possibilités de garanties, que ce soit monétaire, un couvre-feu ou une thérapie. Ce n'est pas facile pour lui. C'est sa première fois qu'il fait face au système judiciaire et la première fois qu'il est détenu. C'est pour cela qu'on va vouloir le remettre en liberté», a soulevé Me St-Cyr.

Faits reprochés

En fin d'après-midi, mardi, un homme de 20 ans s'est présenté chez son père, à Chicoutimi-Nord, gravement blessé. Les policiers ont rapidement été dépêchés sur place, puisque le jeune homme affirmait avoir été enlevé, séquestré, puis molesté. Il a également été blessé à l'arme blanche. Les deux individus, qui résident à Chicoutimi, l'auraient également amené au guichet automatique de deux caisses de Chicoutimi-Nord pour le forcer à effectuer des retraits d'argent.

Après quelques heures d'enquête, les agents ont été en mesure de retracer le véhicule des suspects, près de la rue Anthyme-Larouche, à Rivière-du-Moulin. Un logement a été encerclé et une importante opération policière a été mise en branle.

Trois autres individus seraient liés de près ou de loin à cette affaire et ont été arrêtés mardi soir. Ils ont toutefois été relâchés pour le moment.

«Les policiers de Saguenay ont passé la nuit à enquêter. Des expertises ont été pratiquées sur le véhicule. Quant à la victime, elle a subi de graves blessures, mais on ne craint pas pour sa vie», a commenté le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, au lendemain des événements.

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