Un père de Saint-Honoré condamné

12 mois pour avoir battu son bébé

Un père de 24 ans de Saint-Honoré écope... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Un père de 24 ans de Saint-Honoré écope de 12 mois de prison pour avoir causé de multiples fractures à son bébé.

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Un père de 24 ans de Saint-Honoré écope de 12 mois de prison pour avoir causé de multiples fractures à son bébé. Au moment des faits reprochés, le poupon était âgé entre six et huit mois.

Le bébé a subi des fractures aux côtes, au fémur, au coude et à un orteil. C'est un médecin de famille qui a découvert les blessures et qui a enclenché le processus nécessaire. Le père de l'enfant est toujours en couple avec la mère qui est enceinte de quelques mois.

Dans sa décision, le juge Jean Hudon de la Cour du Québec a retenu comme facteurs aggravants la vulnérabilité de la victime, la gravité des blessures et la violence des gestes. Il a ajouté que l'accusé a infligé de mauvais traitements à un enfant, le sien, et a posé des gestes sans se soucier des conséquences. Il a d'ailleurs souligné que les fractures sont hautement suggestives de maltraitance. Selon ce qui a été expliqué au Palais de justice, hier, le père aurait perdu patience à quelques reprises en raison des pleurs de son enfant.

« Sa responsabilité est entière et il a agi avec son enfant comme s'il s'agissait d'une poupée », a noté le juge.

Quant aux facteurs atténuants, il a noté le plaidoyer de culpabilité enregistré le 24 octobre dernier et les démarches entreprises auprès du CLSC, notamment.

Les faits reprochés ont été commis entre le 1er septembre et le 5 novembre 2013. Selon les examens médicaux, il y a absence de preuves de séquelles, mais les fractures étaient récentes ou consolidées. C'est donc dire que certaines d'entre elles étaient guéries ou en voie de l'être.

Au départ, le rapport présentenciel faisait état d'un manque d'empathie de l'accusé envers l'enfant et d'absence de motivation pour entreprendre des démarches pour régler la problématique de violence. Cependant, dans un plus récent rapport psychologique, il a été démontré que l'accusé a appris à demander de l'aide et que le risque de récidive est amenuisé.

La poursuite suggérait une peine de 24 à 30 mois de prison tandis que la défense demandait un sursis de sentence avec une probation et un suivi.

« Il a posé des gestes à l'égard de son enfant et s'en sont suivies des blessures quand même assez graves. Le juge n'a pas retenu notre position disant que monsieur avait beaucoup d'acquis depuis les événements, une bonne réhabilitation, des faits reconnus par les services sociaux. Il a fait du chemin depuis ce temps », a déclaré Me Mélanie Décoste, qui représentait Me Jean-Marc Fradette lors du prononcé de la sentence. La défense n'écarte pas la possibilité de faire appel de la décision.

« Ils attendent un autre enfant, c'est pour ça qu'on prétendait que monsieur devait demeurer avec cet enfant et celui à venir », a ajouté Me Décoste.

La peine de 12 mois d'emprisonnement est assortie d'une probation de trois ans avec un suivi pour la même période.

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