Problème de violence conjugale

Morissette réfléchira en détention

Le Chicoutimien Nicolas Morissette aura du temps pour... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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Le Chicoutimien Nicolas Morissette aura du temps pour réfléchir à ses problèmes d'agressivité, notamment en matière de violence conjugale.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Le Chicoutimien Nicolas Morissette aura du temps pour réfléchir à ses problèmes d'agressivité, notamment en matière de violence conjugale.

Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, condamne l'individu de 27 ans à 12 mois prison. Il tranche ainsi entre la demande la Couronne (20 mois) et de la suggestion de la défense (6 mois). Le magistrat retranche les trois mois de détention préventive effectuée par Morissette. Il lui en reste donc neuf à purger.

Le client de Me Dominic Bouchard a été arrêté dans la nuit du 15 au 16 mai à proximité d'un bar de Chicoutimi après avoir molesté sa conjointe. En proie à une agressivité due à la consommation d'alcool, de stupéfiants et de stéroïdes, Morissette a empoigné la victime par la taille et les bras. Il aura fallu l'intervention d'une amie pour que la jeune femme puisse s'en sortir.

Après avoir passé 45 minutes dans la toilette du bar par crainte de la réaction de son ami de coeur, la dame est ressortie. Morissette l'a reprise et l'a sortie du bar. Il a traversé la rue en fou en retenant sa conjointe jusqu'à l'arrivée des policiers.

Le juge Lortie a tenu compte des nombreux antécédents de l'accusé, dont des accusations de voies de fait remontant à 2012. Il avait alors écopé de 14 mois de prison, dont un dossier de violence conjugale. La sentence avait été justifiée par le fait qu'il a réglé huit dossiers au tribunal.

« La peine doit être supérieure à six mois, mais je ne peux en même temps tenir compte de la demande de la poursuite d'imposer une sentence de plus de 14 mois en se basant sur la dernière peine », a soutenu le juge.

« L'accusé veut s'améliorer, veut régler ses problèmes de consommation et d'agressivité, mais n'a pas encore entrepris des démarches sérieuses. Dans le cadre de la sentence et de la probation, il devra suivre des thérapies suggérées pour venir à bout des difficultés », a ajouté le juge.

Au terme du prononcé de la sentence, Me Bouchard s'est tout de même dit satisfait de la décision du juge.

« On s'attendait à une sentence de ce genre. On aurait espéré avoir les six mois demandés, mais il s'agit d'une sentence raisonnable. Sa feuille de route a joué contre mon client avec des crimes similaires. Il veut se réhabiliter, mais c'est encore embryonnaire », indique le criminaliste.

« Sur le principe de ne pas imposer une peine à partir de la sentence de 14 mois, je suis très satisfait que le juge ait tenu compte de mes représentations sur cet aspect », a-t-il dit.

Du côté de la Couronne, Me Audrey Allard a mentionné que le magistrat a pris en considération les critères en matière de détermination de la peine et il a tenu compte des antécédents de l'accusé.

déjà acquitté

Morissette n'est pas un inconnu de la justice. Il avait aussi été acquitté d'une accusation d'agression sexuelle sur une femme qu'il avait connu par le biais d'un réseau social. Après avoir donné rendez-vous à sa conquête, les deux personnes se sont retrouvées au logement de Morissette pour écouter un film pornographique.

Les choses auraient alors été plus loin et ont abouti à une relation sexuelle.

Sauf que la dame a décidé de porter plainte pour une agression sexuelle. Le juge s'était alors demandé si la dame a choisi cette option plutôt que d'avouer à son conjoint qu'elle l'avait trompé.

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