Au premier passage de Jessie Roy devant la cour

La prison lui ouvre grand ses portes

Jessie Roy paie assez cher pour sa première... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Jessie Roy paie assez cher pour sa première sentence à vie au tribunal.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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Le premier passage officiel de Jessie Roy au tribunal lui coûte finalement 16 mois d'emprisonnement.

Sans histoire devant le tribunal avant le mois d'octobre 2012, Jessie Roy, âgé de 21 ans, y a fait son entrée par la grande porte. En l'espace de six mois, l'individu de Jonquière a notamment été pris en possession de 1575 comprimés de méthylène, de métamphétamines et de BZT et surtout, en mai 2013 avec un sac à dos rempli de 6847 pilules de méthamphétamines, d'une somme de 1340 $, sans oublier quelque 30 grammes de cannabis.

Le client de Me Julien Boulianne était un jeune homme sans histoire avant ses premiers contacts avec la police. Il est redevenu plus tranquille après sa deuxième arrestation en mai 2013.

Hier matin, Roy a plaidé coupable devant le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec.

« Mon client est tout de même soulagé. Ça peut paraître sévère comme première sentence, mais il faut savoir qu'il a trafiqué plus de 8000 comprimés de méthamphétamines en deux occasions en moins de deux mois. C'est important », a commenté Me Boulianne.

Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, a justifié sa demande de deux ans moins un jour d'emprisonnement ferme en raison des quantités de drogues qualifiées de dures, plus de 8000 comprimés et du fait qu'il a commis son deuxième crime alors qu'il était en attente d'un procès pour les mêmes accusations de trafic de stupéfiants.

« L'accusé s'approvisionnait auprès d'un fournisseur et il devait bien avoir un réseau de distribution pour écouler une telle quantité de stupéfiants. De plus, M. Roy a suivi une thérapie, mais c'était uniquement pour faire moins de temps de prison. Il ne s'impliquait pas beaucoup », a mentionné Me Hamelin-Gagnon.

La réplique de Me Boulianne ne s'est pas faite attendre. Il a tenté de défaire les arguments de sa consoeur.

« Rien dans la preuve ne prouve que mon client avait un réseau de revente. Il a plutôt été démontré qu'il était un revendeur de rue. Pour avoir vendu des méthamphétamines à des agents doubles de la police, c'est qu'il n'avait pas de réseau. C'était un vendeur au bas de l'échelle », a répliqué Me Boulianne.

« Quant à la thérapie, il est vrai que mon client y est allé de reculons. Mais le rapport précise qu'il s'est adapté et qu'il a participé aux ateliers. Avouer que nous avons un problème, ça ne se fait pas en une semaine. C'est pour ça qu'une thérapie dure six mois », a repris le criminaliste.

Me Boulianne a réclamé une sentence de 9 à 12 mois pour son client. Il ne comprend pas que la Couronne exige deux ans moins un jour alors que le fournisseur de drogue, Maxime Lepage-Thibert, a écopé de 18 mois d'emprisonnement, lui qui était plus haut dans la pyramide.

Étant donné que Roy a déjà purgé l'équivalent de deux mois de prison, il lui reste encore 14 mois à purger.

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