Une chance pour Mathieu Bouchard

La société pour avoir tenté de noyer sa conjointe

Mathieu Bouchard, à droite, a attendu patiemment d'être... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Mathieu Bouchard, à droite, a attendu patiemment d'être appelé en salle d'audience pour connaître sa sentence.

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Le Chicoutimien Mathieu Bouchard évite l'emprisonnement ferme. Il reçoit plutôt une peine en société de huit mois pour avoir tenté de noyer son ex-conjointe et pour avoir commis des voies de fait simples sur une autre ancienne conjointe.

L'individu de 33 ans a reçu sa sentence, hier matin au Palais de justice de Chicoutimi. Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, n'a pas retenu la proposition de la Couronne (20 mois d'emprisonnement), ni celle de la défense (240 heures de travaux communautaires).

Dans sa décision, le magistrat estime que les mesures probatoires ou de privation de liberté ne peuvent s'appliquer au cas de Bouchard, malgré les gestes qui lui sont reprochés.

Bouchard a fait face à quelques accusations de violence conjugale. Chaque fois, les problèmes survenaient à la suite de sa consommation d'alcool, problème qu'il serait parvenu à régler, de même que celui de son impulsivité et de son agressivité.

Il faut se souvenir que le 14 décembre 2013 Bouchard avait été accusé de tentative de meurtre sur une conjointe qu'il avait tenté de noyer dans le bain.

À la suite de la médiatisation de la nouvelle, une première conjointe avait déposé des plaintes à la police pour de la violence conjugale subie entre 2003 et 2010. Bouchard avait reconnu l'avoir empoignée au cou à deux reprises et de l'avoir poussée alors qu'elle était enceinte.

Concernant l'événement de décembre 2013 (tentative de noyade), la victime n'a pas voulu témoigner. Devant l'absence de témoin, l'accusation a été réduite à une accusation de voie de fait simple. Bouchard a plaidé coupable le 9 janvier 2015.

« Il y a tout de même eu plusieurs facteurs aggravants comme le mauvais traitement fait à une conjointe, le nombre de victimes, les gestes répétés, le fait que votre fils a été témoin de l'événement », de dire le juge Lortie.

« D'autre part, vous avez reconnu votre culpabilité rapidement, vous n'avez aucun antécédent judiciaire en pareille matière, vous avez un travail stable, avez fait six jours de détention et avez rétabli un lien de confiance avec la mère de vos enfants. Vous avez fait beaucoup de chemin, mais il en reste encore à parcourir », a précisé le magistrat.

Bouchard aura un couvre-feu, devra se tenir tranquille pour les prochains mois.

« Mon client est soulagé. Nous voulions lui éviter une privation tant pour les enfants que pour le travail. Mon client est un actif pour la société et peut aussi revoir ses enfants un peu plus souvent. Un cheminement avait été fait et une thérapie avait été complétée. La peine en société sera tout de même privative, mais nous sommes bien contents de la décision », a conclu Me Boulianne.

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