Cloutier-Martel n'évite pas la prison

Me Julien Boulianne aurait bien aimé que Pierre-Luc... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Me Julien Boulianne aurait bien aimé que Pierre-Luc Cloutier-Martel évite une longue peine d'emprisonnement, mais le juge Pierre Lortie en a décidé autrement.

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Pierre-Luc Cloutier-Martel a fait des efforts importants au fil des dernières années afin de s'améliorer. Mais comme il vit une certaine problématique mentale, l'homme de 29 ans a commis de nouveaux crimes. Pas les plus importants, mais assez pour que le tribunal l'envoie derrière les barreaux.

L'individu de La Doré, autrefois de Saguenay, a été condamné à une peine de six mois moins un jour de prison par le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec. L'homme a plaidé coupable en mars dernier à quatre bris d'engagement, une fraude (deux dépôts d'enveloppes vides à un guichet), à un vol (fromage) et à des voies de fait sur le conjoint de son ex-copine. Même si cela ne constitue pas une défense, Me Julien Boulianne, avocat en défense, a précisé que la fraude ne s'est pas concrétisée, car l'accusé a déposé la somme retirée de 140$ dès la réception de son chèque d'aide sociale et que le fromage dérobé n'est jamais sorti du marché d'alimentation. Quant à l'accusation de voies de fait, il n'y a pas eu de coups portés.

Le cas de Cloutier-Martel représente véritablement un cas pathétique pour le milieu judiciaire. À 29 ans, il ne détient qu'une sixième année et son avocat, Me Julien Boulianne, n'hésite pas à dire qu'il peut à peine lire.

Client de longue date du criminaliste, Cloutier-Martel s'est tout de même amélioré.

«Pour mon client, prendre sa médication, se présenter au tribunal, prendre soin de son fils de cinq ans lorsque cela lui est permis, tout ça, ce sont des victoires. Oui il possède une longue feuille de route, mais il faut bien savoir qu'il est démuni. Son coffre à outils n'est pas très bien garni», mentionne Me Boulianne.

«Pierre-Luc est un ex-polytoxicomane, il a vécu dans la rue et n'a à peu près rien. Aujourd'hui, il a un toit sur la tête et a même déménagé à La Doré pour se rapprocher de son enfant. Il est démuni au point où il n'a que trois dollars dans ses poches pour retourner à La Doré», a mentionné Me Boulianne.

Si l'avocat en défense a demandé une peine de 90 jours à être purgée de façon discontinue, alors que Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon, de la Couronne, réclamait 15 mois de détention, le juge Lortie a plutôt tranché pour une sentence de six mois moins un jour d'emprisonnement. Le magistrat a même suggéré que la détention puisse se faire à Roberval, afin qu'il ne soit pas trop éloigné de son fils.

Le juge Lortie estime que l'accusé, même s'il vit de l'aide sociale et qu'il est inapte au travail, doit comprendre qu'il ne peut enfreindre la justice comme il le veut et qu'il doit trouver des solutions afin d'éviter de commettre des vols ou de la fraude.

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