Après avoir plaidé coupable

Le barricadé de La Baie demande pardon

La barricadé de La Baie écope d'une sentence... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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La barricadé de La Baie écope d'une sentence de 60 jours de détention. Éric Beaulieu devra maintenant régler ses dossiers du district judiciaire de Montréal.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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La barricadé de La Baie écope d'une sentence de 60 jours de détention. Éric Beaulieu devra maintenant régler ses dossiers du district judiciaire de Montréal.

L'accusé a plaidé coupable à deux chefs d'entrave au travail des policiers et de tentative d'évasion de garde légale, de même qu'à quatre bris d'engagement, hier, au Palais de justice de Chicoutimi. Il est toujours en attente de procès pour des accusations de voies de fait graves, voies de fait armées, introduction par effraction et menaces en lien avec des événements survenus dans la métropole.

Le samedi 27 juin dernier, Beaulieu s'était barricadé dans un appartement de l'avenue du Port, à La Baie. Il avait tenu les policiers de Saguenay en haleine pendant plusieurs heures. Même l'équipe spéciale de la Sûreté du Québec avait été appelée sur les lieux.

Beaulieu avait été appréhendé le vendredi soir par les policiers de la SPS qui voulaient exécuter un mandat d'arrestation contre lui émis par leurs confrères de Montréal. L'accusé avait alors donné une mauvaise date de naissance. Après des vérifications, les policiers se sont aperçus qu'il s'agissait du bon individu et sont retournés à son domicile le samedi matin. C'est là que tout a dégénéré. Il n'a pas voulu quitter l'appartement et a tenté de se sauver par une fenêtre en se fabriquant une corde, en vain. Il s'est finalement barricadé pendant près de quatre heures avant de se rendre.

L'avocat de la défense, Me Charles Cantin, et le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Jean-Sébastien Lebel, ont fait une proposition commune de 60 jours de prison.

« C'est une peine qui entre dans les paramètres définis par la jurisprudence et le droit actuel. Elle a été jugée raisonnable par la juge, car elle l'a entérinée. La peine prend aussi en considération qu'il n'y a pas eu de blessés, et que, de toute façon, il est détenu pour ses dossiers de Montréal pour lesquels il était recherché par mandat. Ce sera à Montréal de voir quelle sera la peine appropriée pour les crimes plus graves », a exprimé Me Lebel à sa sortie de la salle de cour.

Régler au plus tôt

« Il était dans l'intérêt du client de régler le plus rapidement possible, considérant deux facteurs. Le premier, c'est qu'il est présentement détenu dans plusieurs causes de Montréal, ce qui fait en sorte qu'il est de son intérêt de faire le ménage dans ses affaires ici pour mieux se concentrer sur ses dossiers de là-bas. Le deuxième élément, c'était l'importance de la preuve qui était quand même assez flagrante. C'était donc inutile de tenir un procès considérant les accusations actuelles », a pour sa part ajouté Me Cantin.

L'accusé a fait preuve de remords devant la juge Sonia Rouleau. Il a même présenté ses excuses aux policiers pour tout le déploiement et aux médias.

Me Cantin avait demandé à ce que le temps préventif soit retiré de la sentence, ce qui a été refusé par la juge.

« Le temps préventif n'a pas lieu d'être. Je considère que c'est une peine très clémente. Si vous continuez comme ça, à 50 ans, vous aurez tout un registre d'antécédents judiciaires », a conclu la juge.

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