Véronique Boies obtient la clémence du juge Larouche

À un cheveu de la prison

Véronique Boies, une jeune femme de 21 ans... ((Archives Le Quotidien))

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Véronique Boies, une jeune femme de 21 ans de Saint-Honoré, s'est rendu compte que la justice ne lésine pas avec les manquements.

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Véronique Boies, une jeune femme de 21 ans de Saint-Honoré, s'est rendu compte que la justice ne lésine pas avec les manquements. Elle est passée près d'un séjour en prison pour ne pas avoir fait 50 heures de travaux communautaires.

Hier matin, la cliente de Me Gitane Smith est venue plaider coupable à un bris de condition. En juin 2014, elle avait été condamnée à des travaux communautaires qu'elle devait réaliser dans un délai de six mois.

Ce qu'elle n'a pas fait. Boies n'a même pas offert de collaboration à son agent de probation. Une ressource s'est même rendue chez elle pour lui offrir un transport pour réaliser des travaux communautaires. Rien n'y a fait. Aucune heure de réalisée.

Devant le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, Me Smith et Me Sébastien Vallée, de la Couronne, ont suggéré une sentence de 100 heures de travaux communautaires, soit le double de la peine rendue en juin 2014.

« Est-ce que j'ai bien compris que vous suggérez un mois de prison? », a fait valoir le magistrat.

Non, ont répliqué les avocats. Ils ont réitéré la suggestion commune de travaux communautaires.

« Le tribunal, ce n'est pas un jeu d'essais et d'erreurs. Ce que je comprends, c'est que l'accusée s'est foutue du système en se disant que si elle ne fait pas les travaux, elle en aurait juste un peu plus à faire. Moi, je croyais vraiment que l'on me suggérerait un mois de prison. Moi, je suis plus du genre à envoyer les gens par la porte de derrière, celle qui mène à la prison, que par la porte de sortie », a poursuivi le juge Larouche, qui a demandé à l'accusée de le convaincre du contraire.

La jeune femme a expliqué qu'elle n'avait pas d'endroit où demeurer à l'époque et qu'elle ne possédait pas de voiture. Elle a ajouté qu'elle a vécu une période de désorganisation et qu'elle consommait beaucoup.

Mais les choses ont changé depuis quelques mois. L'accusée ne consomme plus et a un pied à terre à Chicoutimi.

« Ce que j'ai fait en parlant de la prison, c'était pour vous faire réaliser l'importance d'une condamnation. Si, au tribunal de la jeunesse, les travaux communautaires ne sont pas une alternative à la détention, au tribunal des adultes, c'est autre chose. Si vous ne faites pas vos travaux, si vous manquez seulement 20 minutes ou que nous ne collaborez pas avec la probation, c'est l'emprisonnement qui pourrait vous attendre. Vous avez vraiment intérêt à faire vos travaux communautaires », a conclu le juge Larouche.

plus sévère

Dans un dossier de facultés affaiblies, le juge Larouche a refusé une suggestion commune pour une amende de 1300 $ à un retraité qui avait déjà fait l'objet d'une pareille infraction en 1993. Le taux d'alcool dans le sang dépassait les 200 milligrammes.

« Non, je viens de condamner une personne à cette amende pour un taux moins élevé. Vous pensiez ne pas vous faire prendre, car vous étiez dans un quartier résidentiel, pas très loin de chez vous. C'est là que les accidents arrivent. Ce sera 1800 $ d'amendes et une interdiction de conduire de 18 mois » », a précisé le juge.

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