En attendant les procédures

Nathalie Tremblay en liberté

Coaccusée à la suite d'une opération antidrogue menée... ((Archives Le Quotidien))

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Coaccusée à la suite d'une opération antidrogue menée par la Sûreté du Québec, Nathalie Tremblay pourra reprendre sa liberté en attendant la suite des procédures.

(Archives Le Quotidien)

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Nathalie Tremblay, l'une des quatre coaccusés d'une récente opération antidrogue de la Sûreté du Québec à Saguenay, peut reprendre sa liberté en attente de la suite des procédures.

Tremblay, Stéphane Gagné, la présumée tête dirigeante du réseau régional, et ses complices Gaétan Allaire et Patrice Tremblay, ont été arrêtés le 3 juin à la suite de perquisitions menées par la SQ. Les policiers avaient alors saisi 1,26 kilogramme de marijuana, 1,23 kilo de haschisch, 1 kg d'huile de haschisch, de la cocaïne, des comprimés et des buvards, de même que trois véhicules au domicile de Gagné, au 18 rue Marie-France à Canton-Tremblay. La résidence et la remise servaient de laboratoire de fabrication de haschisch à partir de cannabis.

Hier après-midi, dans le cadre de l'enquête de remise en liberté de Nathalie Tremblay, Me Sébastien Vallée s'y est opposé en raison de ses nombreux antécédents judiciaires et du fait qu'elle a souvent brisé ses conditions.

«Et il est évident que si vous remettez madame en liberté, elle va commettre un délit. La défense peut bien dire que les éléments amenés devant le tribunal aujourd'hui ne démontrent pas qu'il y avait de la drogue dans les sacs qu'elle transportait, c'est que je n'ai pas soumis toute la preuve que nous avons. Mais il est certain que ce n'était pas du persil», a exprimé Me Vallée.

Des garanties suffisantes

De son côté, Me Émilie Ainsley croit que sa cliente doit être remise en liberté, d'autant plus que le dossier risque de durer plusieurs mois. Elle estime aussi que les garanties offertes sont suffisantes.

«Ce ne sont pas des garanties à tout casser, mais il faut savoir qu'un montant de 1000$ est important pour le père de l'accusée. Celui-ci s'engage à dénoncer sa fille si elle ne respecte pas les engagements», mentionne Me Ainsley.

Hier, la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, a accepté les garanties offertes par la défense. Mais la juge a surtout retenu les 11 années de tranquillité de l'accusée, car elle n'a pas eu de dossiers devant le tribunal durant cette période.

«Nous ne vous avons pas vue depuis 2004, alors que dès l'âge de 19 ans (en 1992), vous reveniez ici chaque année ou presque. Je crois aussi que vous allez respecter les conditions sévères que je vais vous imposer», a mentionné la juge Paradis.

Parmi les conditions, il lui est notamment interdit d'entrer en contact ou de voir Stéphane Gagné, son conjoint des 10 dernières années.

En apprenant cette exigence, l'accusée s'est mise à pleurer et a regardé la juge afin de lui faire changer d'idées.

Mais la réponse de la juge Paradis a été rapide, claire et sans appel.

«Si je ne mets pas cette condition, je vous laisse en prison», a tranché la juge.

Lors des perquisitions, les policiers ont trouvé au domicile de Tremblay (boulevard Tadoussac) 20 grammes de cocaïne, 21 grammes de marijuana, 62 grammes de haschisch, des buvards et 350 comprimés.

L'accusée de 41 ans doit subir une opération sous peu pour venir à bout d'un cancer, son troisième au cours des dernières années.

Les enquêtes de remise en liberté des trois autres accusés doivent se tenir dans les jours à venir.

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