Tentative de meurtre et voies de fait

Larry Savard acquitté

Larry Savard, l'un des invididus impliqués dans l'agression... ((Archives Le Quotidien))

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Larry Savard, l'un des invididus impliqués dans l'agression survenue lors d'une transaction de drogue ayant mal tourné le 25 octobre 2011, au Motel Richelieu, a été acquitté des accusations de tentative de meurtre et voies de fait avec lésions portées contre lui.

(Archives Le Quotidien)

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Larry Savard, l'un des invididus impliqués dans l'agression survenue lors d'une transaction de drogue ayant mal tourné le 25 octobre 2011, au Motel Richelieu, a été acquitté des accusations de tentative de meurtre et voies de fait avec lésions portées contre lui. Lors de ces événements, Maxime Dallaire-Gobeil avait trouvé la mort.

L'acquittement a été prononcé en fin d'après-midi par le juge Jean Hudon à défaut pour le témoin principal dans cette affaire, Stéphane Poitras, d'avoir pu identifier son présumé assaillant.

Interrogé par la couronne, représentée par Me Claudine Roy, Poitras, 37 ans, un homme au lourd passé judiciaire, qui avait une dette de drogue de 12 000$, a raconté comment, le 25 octobre 2011, il a été recruté pour effectuer une «job» sensée le libérer de sa dette. Un groupe de huit individus ayant à leur tête Dominic Paquet est réuni à Place du Royaume et se déplacent par la suite à bord de trois véhicules au Motel Richelieu afin d'intervenir dans une transaction de drogues impliquant Savard et Marcel Rousseau. Une chambre voisine de Savard et Rousseau est louée et le groupe se place en attente du signal d'attaque comme l'ont révélé les preuves dans les autres procès impliquant les autres individus.

Lors de l'attaque, Poitras, dont le rôle est de servir de backup en cas de grabuge, constate que l'invasion du groupe de huit cagoulés dans l'autre chambre tourne immédiatement à la bagarre. Des coups de manches de hache sont échangés et la violence rend la chambre sens dessus dessous. «J'ai entendu crier le mot «couteau». Tout le monde s'est tassé et je me suis retrouvé tout seul dans la chambre avec deux autres personnes inconnues. C'étaient les personnes qui avaient la drogue qu'on devait voler», témoigne Poitras.

Il a raconté comment, en voulant tenter de sortir Dallaire-Gobeil, très mal en point, il a été assailli à coups de couteau à la cervicale 2 du côté gauche. Selon lui, à ce moment, il a senti son corps «reseté» comme un moteur électrique et est demeuré paralysé, allongé sur le sol, tout en entendant un individu gémir à l'extérieur du motel. D'autres coups de couteau lui ont été assénés à la tête et au bas du corps ainsi qu'au tronc protégé par un gilet pare-balles.

Lors de son témoignage, Poitras a affirmé avoir identifié son assaillant en visionnant dix photographies soumises par la police tout en affirmant avoir appris le nom de ce présumé assaillant par la voie des journaux.

À deux reprises, lors de l'interrogatoire alors qu'il était sous serment, Me Roy a demandé à Poitras s'il pouvait identifier cette personne présente dans la salle d'audience.

Face aux réponses négatives, le juge Hudon a informé l'avocat de la défense, Me Sébastien St-Laurent, qu'il n'avait d'autres choix que d'acquitter son client. Me St-Laurent allait déposer une requête en non-lieu.

Lors d'une courte entrevue, Me Claudine Roy a déclaré qu'elle n'est guère surprise du prononcé d'acquittement à partir du moment où la victime ne voulait pas identifier son assaillant.

Soulignons que Poitras, qui bénéficiait d'une libération conditionnelle, à la suite d'une condamnation de 42 mois de prison pour avoir été reconnu coupable de voies de fait armé, voies de fait graves, complot et trafic, est de retour derrière les barreaux depuis quelques jours pour avoir contrevenu à ses conditions de libération.

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