Agressions multiples sur ses neveux et nièces

Six ans de pénitencier pour le pédophile Jean-Louis Savard

En milieu d'après-midi, Jean-Louis Savard a fait son... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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En milieu d'après-midi, Jean-Louis Savard a fait son entrée à la prison de Chicoutimi après avoir écopé d'une peine de six ans de pénitencier.

(Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie)

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L'agresseur sexuel de Saint-David-de-Falardeau, Jean-Louis Savard, est entré par la grande porte du Palais de justice, mais est ressorti par la porte arrière. Il écope d'une lourde sentence de six années de prison.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a rendu un jugement de 20 pages, hier matin, au Palais de justice de Chicoutimi. Il estime que l'accusé a la responsabilité entière et exclusive de ses gestes.

La décision permet de voir que le magistrat s'est rangé vers la suggestion de Me Mélanie Paré, de la Couronne, qui réclamait une peine de huit années de prison. En défense, Me Christian Maltais avait imploré une sentence clémente de deux ans moins un jour de prison en société.

L'automne dernier, l'homme de 68 ans avait été reconnu coupable de cinq chefs d'attentat à la pudeur et d'une grossière indécence. Les gestes avaient été commis sur ses cinq neveux et nièces dans la résidence familiale du rang 2 à Saint-David-de-Falardeau dans les années 60 et 70.

Savard avait posé des gestes particulièrement dégradants à l'endroit de ses victimes. Il avait notamment masturbé les jeunes garçons et avait poussé l'horreur et l'atrocité, tel que qualifié par le juge, jusqu'à insérer une brindille de foin, un clou, un crayon et un tournevis dans l'urètre des jeunes enfants âgé de 6 à 13 ans.

Savard a aussi attaché ses victimes et les a forcées à lui faire des fellations. Il a aussi obligé sa nièce à le masturber et il lui a touché les seins.

Les victimes ont attendu plus de 40 ans avant de déposer des plaintes. La première victime, Conrad Desbiens, l'aîné de la famille, avait attendu le décès de sa mère pour se manifester auprès des policiers. La démarche a été entreprise en novembre 2009.

Durant son procès, Savard a toujours nié les gestes qui lui sont reprochés.

Le juge Boudreault n'a pas cru la version de l'accusé et a plutôt penché pour les récits désolants des victimes. «L'accusé a été violent envers les garçons en les attachant et en posant des gestes intrusifs. Uniquement décrire ce dont les victimes ont vécu fait frissonner. On peut imaginer ce qu'ils ont ressenti lors des intrusions», a lu le juge.

Durant la lecture de la sentence, à plusieurs reprises, Savard a fait des signes de la tête, de gauche à droite, pour montrer sa désapprobation.

Le tribunal a rejeté la couverture médiatique du procès comme facteur atténuant, mais a tenu compte du fait que l'accusé n'avait aucun antécédent judiciaire.

Le juge Boudreault retient comme facteurs aggravants le nombre de victimes (5), leur jeune âge (6 à 13 ans), la durée, la fréquence (1964 à 1971) et la nature des gestes, l'utilisation de la violence physique et les séquelles psychologiques.

Le magistrat a imposé des peines concurrentes de six années de prison pour trois des victimes, a ajouté 56 mois pour deux épisodes avec une quatrième victime et deux années pour la cinquième et dernière victime.

Il ordonne aussi à l'accusé de suivre un programme d'évaluation et de traitement pour les agresseurs sexuels et d'être enregistré à vie sur le registre des délinquants sexuels.

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