Procès d'André Simard pour bris d'engagement

La crédibilité du témoin questionnée

André Simard souhaite un acquittement dans son dossier... ((Photo Le Quotidien, Michel Tremblay))

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André Simard souhaite un acquittement dans son dossier de bris d'engagement afin d'avoir des arguments supplémentaires en Cour d'appel du Québec.

(Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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En tenant son procès pour un bris d'engagement en janvier 2011, l'ex-policier de Saguenay, André Simard, cherche à démontrer le manque de crédibilité de l'enquêteur de la Sûreté du Québec, Patrick Tremblay.

La stratégie est évidente. La défense pourrait ainsi avoir des arguments supplémentaires afin d'ouvrir la porte pour contester les verdicts de culpabilité d'agressions sexuelles et de trafic de haschisch en Cour d'appel du Québec.

Il faut se souvenir que l'ancien agent de la Sécurité publique de Saguenay a été reconnu coupable de cinq chefs d'agression sexuelle et de cinq chefs de trafic de haschisch. Les événements s'étaient passés chez lui et sur son ponton.

Après un procès de quelques jours, le juge Rosaire Larouche l'avait condamné à une peine de deux ans moins un jour de prison en société. Simard a toujours prétendu que les filles avec qui il a couché étaient consentantes et qu'il n'y a donc pas eu d'agressions sexuelles.

Le verdict et la sentence ont été portés en appel.

Si un bris d'engagement se règle dans un ensemble de dossiers, l'avocat en défense, Me Dominic Bouchard, tient tout de même le procès de son client, car il demeure convaincu que son client est innocent. Il entend le démontrer par le biais du manque de crédibilité de l'enquêteur Tremblay et de ses nombreuses contradictions.

Lors de la première portion du procès sur le bris d'engagement, Me Bouchard avait demandé, un peu au hasard, si l'enquêteur se souvenait d'avoir parlé de Gladu et d'Éric Deladurantaye lors de l'interrogatoire de Simard.

L'enquêteur avait répondu: «Du tout.»

C'est à partir de là que la défense a entrepris de s'interroger sur la crédibilité de l'enquêteur principal au dossier de Simard.

Il a rafraîchi la mémoire de l'enquêteur en lui faisant réécouter la vidéo de l'interrogatoire. Il démontre que l'enquêteur a parlé des individus durant une quinzaine de minutes.

«J'ai dit que je ne m'en souvenais pas. Mais après avoir revu la vidéo, oui je me souviens d'avoir nommé ces noms durant l'interrogatoire», a raconté l'enquêteur.

Mais tout ça n'a pas convaincu le criminaliste.

«Lorsqu'il dit ne pas s'en souvenir, je n'y crois pas. Il était l'enquêteur principal au dossier de M. Simard et il sait très bien qui sont ces gens. Je demande l'autorisation de déposer la vidéo afin que le tribunal m'accorde le droit de pouvoir contre-interroger le témoin», a mentionné Me Bouchard.

Le juge Jean Hudon a accepté de prendre la requête en délibéré. Il prendra le temps d'écouter l'interrogatoire pour pouvoir ainsi se faire une idée sur la requête de la défense. Une décision sera rendue le 16 septembre.

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