Stéphane Roy en prison

Chez l'agent de probation avec du cannabis

Me Charles Cantin a tenté de convaincre le... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Me Charles Cantin a tenté de convaincre le juge de ne pas retourner son client, Stéphane Roy, en prison.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Jonquiérois Stéphane Roy a vu sa peine en société révoquée par le juge Pierre-Laurent Rousseau, de la Cour du Québec, pour avoir eu de la drogue en sa possession au bureau de son... agent de probation.

Criminel notoire depuis son passage à l'âge adulte, Roy avait obtenu un sursis de sentence en janvier dernier. Il devait notamment réaliser 100 heures de travaux communautaires, garder la paix et ne pas consommer notamment. Et on lui avait prescrit un suivi probatoire.

Mais le 3 juin, il s'est présenté au bureau de son agent de probation. En sortant les clefs de sa poche, un sachet de cannabis est tombé au sol.

L'agente de probation a rédigé un constat.

Comme si ce n'était pas suffisant, Roy a commis un autre bris de probation en ne répondant pas à l'appel de son agente de probation le 8 juin.

Devant le magistrat, le client de Me Charles Cantin a dit être écoeuré d'être seul et isolé et qu'il aimerait bien retrouver ses amis en prison.

Mais quelques instants plus tard, il a dit ne plus vouloir retourner derrière les barreaux, lui qui y a passé la majeure partie de sa vie adulte.

«Je suis à boutte. Je suis en maudit contre moi, car je ne cesse de faire des niaiseries. J'essaie de m'améliorer. J'ai arrêté la cocaïne et je ne vole plus, mais j'avoue que c'est difficile de vivre dehors, étant donné que j'ai passé une partie de ma vie en dedans. Je ne veux pas y retourner», a expliqué Roy.

Me Cantin a bien tenté de convaincre le magistrat de ne pas retourner son client en prison.

«Si vous saviez d'où cet homme part, vous verriez qu'il a fait de gros efforts pour s'améliorer.»

Le juge Rousseau a convenu que l'individu avait fait des efforts louables au fil des années. Mais il a de la difficulté à lui pardonner le fait qu'il se soit présenté au bureau de son agent de probation avec un sac de stupéfiants.

«L'agente de probation suggère la révocation de la liberté de M. Roy et c'est ce que je vais prendre comme décision. Il reste un peu plus d'un mois à faire et je révoque donc sa liberté», a conclu le juge Rousseau.

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