Mykael Laroche réclame le pénitencier

Mykaël Laroche a demandé au juge Jean Hudon... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Mykaël Laroche a demandé au juge Jean Hudon de lui donner une peine fédérale afin de bénéficier des programmes de réhabilitation.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Il est plutôt inusité de voir un accusé demander une peine de prison fédérale (plus de deux ans) alors que les crimes qu'il a commis lui vaudraient habituellement quelques mois de moins à l'ombre.

C'est pourtant ce qui est arrivé au Baieriverain Mykael Laroche. L'homme de 21 ans se retrouve au pénitencier avec une sentence de 25 mois et 16 jours. À compter d'aujourd'hui, il lui reste deux ans et un jour à faire derrière les barreaux.

Le 24 avril dernier, Laroche, qui était sorti de prison en janvier, communique avec sa conjointe pour lui faire part que les choses ne vont pas très bien.

Celle-ci quitte son emploi et retrouve son amoureux. Une querelle éclate. Le couple se retrouve à l'extérieur de la résidence et la chicane se poursuit.

La dame est bousculée et prise par le bras. Elle a beau crier, personne ne lui vient en aide à proximité de la bibliothèque de Jonquière.

L'accusé l'amène de force sur le site de place Nikitoutagan et la bouscule encore. Des jeunes filles sur place veulent s'en mêler, mais la victime leur dit de ne pas s'approcher, que Laroche est agressif et violent et qu'il est en possession d'un couteau. Le client de Me Alexandre Florent en profite pour menacer l'une des intervenantes en lui disant qu'il était pour revenir la poignarder.

Malgré tout, elles font fuir l'accusé. À l'arrivée des policiers, Laroche revient sur place et fait comme si rien ne s'était passé, jusqu'à son arrestation.

Hier matin, il a réglé ses dossiers en enregistrant des plaidoyers de culpabilité. Il veut aller en prison pour plus de deux ans.

«Je préférerais aller au pénitencier plutôt que dans une prison provinciale. Au fédéral, ils ont des programmes qui pourront m'aider à venir à bout de mon agressivité, de ma violence et de mon problème d'alcool», a raconté Laroche au juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

«Cette demande, je la fais de plein gré et je sais à quoi m'attendre», a mentionné le jeune homme de 21 ans au juge. Ce dernier a accepté la demande de Laroche en raison de ses antécédents judiciaires en matière de violence.

«Vous m'avez convaincu, car si vous partiez de zéro, vous ne seriez pas allé au pénitencier. Des thérapies, il y en a en dehors de la prison et vous auriez pu en suivre ailleurs. J'espère seulement que les bottines vont suivre les babines dans votre cas», a conclu le magistrat avant de retourner Laroche en prison.

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