L'assaillante à la machette ne peut reprendre sa liberté

Duchesne devra patienter en prison

Valérie Duchesne n'a pas obtenu une deuxième chance... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Valérie Duchesne n'a pas obtenu une deuxième chance de refaire une thérapie. Elle demeure en prison.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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La Chicoutimienne Valérie Duchesne échoue dans sa deuxième tentative de retrouver sa liberté pour suivre une thérapie. L'agresseuse à la machette de Lyne Tremblay-Lapointe demeurera plutôt derrière les barreaux le temps des procédures judiciaires.

La femme de 41 ans fait face à des accusations de tentative de meurtre, de possession d'une arme (machette) dans un dessein dangereux, de possession de méthamphétamines et de bris d'engagement lors d'un événement survenu le 3 mars dernier dans un corridor du 21 Price à Chicoutimi.

Hier après-midi, la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, a rendu un jugement de 14 pages pour expliquer sa décision de refuser la demande de la cliente de Me Gitane Smith.

Les principes de la remise en liberté reposent sur l'article 515 (10) du Code criminel afin de libérer ou non une accusée. Dans ce cas, le fardeau de la preuve relevait de Valérie Duchesne.

La juge devait s'assurer de sa présence au tribunal, de la protection du public et de la confiance du public envers l'administration de la justice.

Le tribunal estime que l'accusée ne s'est pas déchargée de fardeau démontrant que sa détention n'était pas nécessaire, compte tenu que les gestes étaient prémédités et sont liés à l'animosité entretenue envers la victime, que les gestes étaient très violents.

La juge a aussi tenu compte du fait que Valérie Duchesne a été expulsée de la maison de thérapie De l'autre côté de l'ombre pour avoir eu des relations intimes avec un pensionnaire. Elle voulait aller à la maison Carignan.

« Le tribunal conclut que la détention de l'accusée est nécessaire, tant pour la protection et la sécurité du public que pour ne pas miner la confiance de celui-ci envers l'administration de la justice », a résumé la juge Paradis.

Il faut se souvenir que Duchesne a asséné de nombreux coups de machette à sa victime. Elle l'a frappée dans le dos, à la gorge, près du coeur, sur les bras et au thorax notamment.

La femme a été hospitalisée et a dû subir quelques opérations réparatrices.

« Il est certain que ma cliente est déçue de la décision, mais elle s'y attendait. Je l'avais avisé que nous avions le fardeau de la preuve dans le dossier étant donné qu'elle avait manqué à son engagement à la maison de thérapie », s'est limitée à dire Me Smith.

Le dossier revient en Cour le 16 juin.

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