15 mois pour avoir assommé son collègue

André Brassard-Gravel ne devrait pas revoir le soleil... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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André Brassard-Gravel ne devrait pas revoir le soleil avant plusieurs mois.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Jonquiérois André Brassard-Gravel passera 15 mois à l'ombre pour avoir frappé, par-derrière, son confrère de travail aux Jardins du Saguenay et pour voies de fait sur son ex-conjointe.

Le 6 octobre 2014, l'accusé se trouve sur son quart de travail. Pour une raison quelconque, il assène un violent coup à la tête de la victime, qui s'effondre au sol.

Ce qui n'a pas aidé la cause de l'homme de 46 ans, c'est qu'à la suite du coup, il a continué son boulot comme s'il ne s'était rien produit. Il pousse même plus loin, en soulevant la tête de sa victime et la rejette par terre, son crâne heurtant le plancher.

Ne sachant pas que la scène est filmée par des caméras de surveillance de l'entreprise, Brassard-Gravel fait même une fausse déclaration aux policiers, disant ne pas savoir ce qui s'était passé.

La victime dans cette affaire dit avoir de la difficulté à faire confiance aux gens, a encore mal à la tête en raison du traumatisme craniocérébral subi lors de l'attaque et ressent des douleurs au fessier.

De son côté, Brassard-Gravel, durant les procédures, avait défendu son geste en affirmant que la victime tenait des propos laissant voir qu'il avait des relations intimes avec la fille de l'accusé et avec sa conjointe. La victime aurait même insulté à plusieurs reprises Brassard-Gravel, ce qui l'a amené à le frapper.

Dans sa décision de 10 pages, le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, tranche entre les suggestions de peine de la Couronne (30 mois) et de la défense (4 mois) en le condamnant à 15 mois de prison.

Il impose une année d'emprisonnement pour l'attaque aux Jardins du Saguenay et oblige Brassard-Gravel à fournir un prélèvement d'échantillons d'ADN et lui interdit d'avoir des armes à feu.

Le juge Daoust a retenu comme facteurs aggravants les accusations de violence et qu'il se trouvait dans une peine en collectivité au moment de la deuxième agression, sans oublier ses antécédents judiciaires.

Le magistrat a aussi imposé une sentence de trois mois de prison à être purgée de manière consécutive dans un autre dossier de voies de fait sur son ex-conjointe, un dossier remontant au 7 février 2013.

Comme Brassard-Gravel a purgé l'équivalent d'un mois et 26 jours de détention préventive, le juge a retranché cette portion à l'ensemble de la peine.

Le client de Me Dominic Bouchard est un habitué de la justice. En 1987, il a reçu une peine de deux mois de détention ferme pour une conduite avec les facultés affaiblies, a reçu 30 mois pour de nombreuses introductions par effraction en 1989 et a écopé de 20 autres mois en 1990 pour le même genre d'infraction.

Des amendes et un sursis de sentence ont été enregistrés en 1996 pour des dossiers de stupéfiants. Il a reçu une sentence de 16 mois de prison en 1999 pour des méfaits et de la possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic et de 18 mois en collectivité pour des voies de fait simples en 2014 et une possession dans le but d'en faire le trafic la même année.

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