Demande de remise en liberté pour agression à la machette

Duchesne veut une autre chance

Valérie Duchesne devra patienter jusqu'à mercredi avant de... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Valérie Duchesne devra patienter jusqu'à mercredi avant de savoir si le tribunal la retourne en thérapie, elle qui a échoué la première.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Valérie Duchesne, accusée de tentative de meurtre sur Line Tremblay-Lapointe, tente d'obtenir une deuxième chance de reprendre sa liberté avant la tenue de son procès. Mais elle ne saura que mercredi si le tribunal accepte de la retourner en maison de thérapie.

Dans la nuit du 2 au 3 mars dernier, au 21 Price à Chicoutimi, Duchesne a attaqué l'ex-conjointe de son père, Réal Duchesne, à la machette. Elle lui voue une haine viscérale. C'est d'ailleurs de famille, car Réal Duchesne est accusé de menaces de mort à l'endroit de Tremblay-Lapointe. Il l'a contactée sur son lit d'hôpital pour lui proférer les menaces.

Hier matin au palais de justice de Chicoutimi, la dame de 41 ans a demandé à se rendre à la maison de thérapie Carignan, de Trois-Rivières, afin de régler son problème de consommation d'alcool et de comportement. Valérie Duchesne procède à une deuxième demande de remise en liberté après avoir été expulsée après un peu plus de deux mois de la maison De l'autre côté de l'ombre. Elle avait été prise à avoir des relations intimes avec un autre pensionnaire, ce qui est interdit.

Il faut se souvenir que Valérie Duchesne s'était rendue à l'immeuble du 21 Price avec une amie. Elle devait demeurer dans la voiture. Mais l'accusée a plutôt décidé de rentrer dans l'immeuble. C'est là qu'elle a aperçu Line Tremblay-Lapointe, cette femme qui avait poignardé son père quelques mois auparavant.

En la voyant, Duchesne, qui a des problèmes de santé, dit avoir voulu discuter afin de régler les querelles du passé.

Mais l'avocat de la Couronne, Me Michaël Bourget, en doute.

«Mme Duchesne avait dérobé une machette dans la chambre d'un locataire de l'immeuble et l'avait cachée dans son pantalon. Le premier coup qu'elle a porté à la victime a été dans le dos. Elle l'a ensuite frappé au thorax, aux bras, sur les doigts, à la gorge et près du coeur.

Hier, après avoir été retournée à la prison pour ne pas avoir complété sa thérapie, la cliente de Me Gitane Smith a tenté de convaincre la juge Micheline Paradis, de la Cour du Québec, de lui donner une deuxième chance.»

«Ma cliente a elle-même fait les démarches pour aller à sa nouvelle thérapie. Cela permettrait de l'envoyer à l'extérieur de la région et qu'elle ne serait pas en contact avec la victime et les témoins au dossier», de dire Me Smith.

Du côté de la Couronne, Me Michaël Bourget s'est opposé à la remise en liberté. Il estime que la détention s'impose étant donné que le risque de récidive de bris d'engagement est présent, tout comme celui, surtout, d'une récidive envers la victime.

«Oui l'accusée est innocente jusqu'à preuve du contraire, mais la preuve est accablante. Mme Duchesne a fait des aveux à une station de radio (Rouge FM) et aux policiers. Et des témoins l'ont vu se sauver après l'altercation», indique Me Bourget.

Celui-ci ajoute qu'il n'y a aucun plan concernant la fin de la thérapie. La dame pourrait retourner vivre dans sa famille, qui déteste la victime.

La décision sera rendue mercredi.

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