Plaidoiries sur sentence dans l'opération Monder

Maxime Truchon devient un cas type

Les avocats de la dizaine d'accusés de l'opération... ((Archives Le Quotidien))

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Les avocats de la dizaine d'accusés de l'opération Monder espèrent pouvoir faciliter les procédures judiciaires en plaidant tout d'abord le dossier de Maxime Truchon, qui pourrait servir de « cas type » pour régler rapidement le dossier des autres accusés.

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Les avocats de la dizaine d'accusés de l'opération Monder espèrent pouvoir faciliter les procédures judiciaires en plaidant tout d'abord le dossier de Maxime Truchon, qui pourrait servir de « cas type » pour régler rapidement le dossier des autres accusés.

Les représentations sur sentence ont débuté, hier après-midi, au palais de justice d'Alma. Une dizaine d'accusés, dont deux demeurent incarcérés depuis le début des procédures, sont en attente de recevoir leur sentence après avoir plaidé coupables en janvier à des accusations de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic.

L'opération Monder avait permis d'arrêter 17 hommes et femmes âgées entre 18 et 54 ans dans le secteur d'Alma, il y a un peu plus d'un an, le 14 mai 2014. Cette opération faisait suite à l'opération Macaque, menée une semaine plus tôt sur tout le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi que dans les districts de Laval et de Laurentides-Lanaudière.

L'opération Macaque avait alors permis de cibler les têtes dirigeantes d'un réseau de trafic de drogue, tandis que l'opération Monder visait essentiellement des revendeurs.

« Cas type »

Les avocats de la défense et la représentante de la Couronne, Me Marie-Christine Savard, se sont entendus pour plaider tout d'abord le cas de Maxime Truchon, de Saint-Nazaire, âgé de 19 ans au moment de son arrestation.

Sans vouloir s'avancer sur les motifs qui ont poussé les avocats à plaider le cas de Maxime Truchon en premier, Me Dominic Bouchard explique en entrevue téléphonique avec Le Quotidien que le dossier de son client pourrait être utilisé comme « cas type ».

« Il y a plusieurs individus où les profils se ressemblent: plusieurs n'ont pas d'antécédents judiciaires, par exemple », souligne Me Bouchard, qui défend aussi quatre autres accusés de l'opération Monder.

Favoriser les discussions

Selon la sentence rendue par le juge Jean Hudon de la Cour du Québec, dans le dossier de Maxime Truchon, les avocats espèrent pouvoir ensuite régler rapidement les dossiers des autres accusés.

« Ça va fort probablement favoriser les discussions entre la Couronne et les autres avocats de la défense et peut-être permettre d'en arriver à une suggestion commune », mentionne le criminaliste. Il ajoute que cette façon de faire, peu fréquente, mais non exceptionnelle, permettrait d'abréger les procédures judiciaires en évitant de rendre 10 sentences différentes.

La Couronne a fait entendre l'enquêteur, hier, et a conclu la présentation de sa preuve. Me Dominic Bouchard présentera aujourd'hui trois témoins avant que les deux parties ne passent aux plaidoiries sur sentence.

Le juge a déjà annoncé, hier, qu'il prendrait la cause en délibéré. Il rendra sa sentence le 29 juin. Les dossiers des autres individus ont été reportés à cette date, dans l'attente de la sentence de Maxime Truchon.

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