Miguel Boivin voulait se venger de son ex

90 jours pour avoir montré sa blonde nue

Miguel Boivin pourra travailler et reprendre des études,... ((Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie))

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Miguel Boivin pourra travailler et reprendre des études, même s'il doit aller en prison pour avoir montré des photos de son ex-copine alors qu'elle était nue.

(Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Le Chicoutimien Miguel Boivin paie cher sa vengeance à l'endroit de son ex-petite copine. Pour avoir montré quelques photos d'elle nue, il écope d'une sentence de 90 jours de prison à être purgée de façon discontinue.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a accepté la suggestion commune de Me Olivier Théorêt (défense) et Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon (couronne). En fait, Boivin, âgé de 22 ans, reçoit 90 jours de prison pour avoir montré les photos à des connaissances et 14 jours concurrents pour avoir possédé ces images intimes.

Au cours de sa relation avec la jeune fille, une mineure de 16 ans, Boivin a pris des photos de son amie de coeur alors qu'elle était dénudée. Si elle était consentante au moment de la séance de photographie, elle n'a pas apprécié que celles-ci soient montrées par la suite à d'autres personnes.

« L'accusé a envoyé des images en privé sur un réseau social et a montré des photos, qu'il avait dans son cellulaire, à une autre personne. C'est interdit, surtout que la victime est d'âge mineur », explique Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon.

Pas le choix

Le juge Boudreault avoue qu'il n'a pas le choix d'imposer une sentence de prison, même s'il considère qu'il s'agit d'une peine sévère dans les circonstances.

« La gravité du geste n'est pas parmi les plus élevées. Il s'agit d'un geste d'immaturité. Vous avez eu de la difficulté avec la rupture et vous avez publié huit à dix photos de cette jeune fille alors qu'elle était nue », a résumé le magistrat.

« Je rends une peine sévère compte tenu de l'individu que j'ai devant moi maintenant. Il n'y a pas de déviance sexuelle dans votre cas, le rapport présentenciel est très positif et vous avez bien évolué depuis un an. Vous avez aussi cessé la consommation de stupéfiants. Vous avez reconnu les faits. Je n'ai donc pas besoin d'aller au-delà de la peine minimale », poursuit le juge Boudreault.

L'accusé a fait savoir qu'il pourra s'entendre avec son employeur - il est cuisinier - afin de purger sa peine selon les dispositions du tribunal. Il entend aussi poursuivre ses études en cuisine afin de devenir chef cuisinier.

En plus de la prison, Boivin reçoit une amende de 200 $ pour les bris d'engagement et sera en probation pour une période de 12 mois.

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