Impossible de préparer son rapport de probation

Tout le monde craint Nick Charlish

Nick Charlish semble maintenant disposé à collaborer avec... ((Archives Le Quotidien))

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Nick Charlish semble maintenant disposé à collaborer avec le service de probation afin qu'un rapport présentenciel soit rédigé. Il recevra sa sentence le 29 mai prochain.

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Nick Charlish semble maintenant disposé à collaborer avec le service de probation afin qu'un rapport présentenciel soit rédigé. Il recevra sa sentence le 29 mai prochain.

Mardi matin, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, devait entendre les représentations sur la sentence pour cet individu de Mashteuiatsh. L'homme est accusé de voies de fait sur une infirmière au département D-9 de l'hôpital de Chicoutimi, de menaces et d'avoir causé des dommages pour environ 100 000$ après avoir arraché un gicleur dans la salle où il se trouvait en isolement.

Un premier rapport présentenciel devait être présenté au magistrat. Sauf que le document n'a pu être produit. Le client de Me Jean-François Têtu constitue un véritable danger pour le personnel hospitalier, de la probation et même de la prison.

Le juge Boudreault a pris le temps et la peine de lire le rapport qu'il a obtenu de la probation.

On y dit notamment que Nick Charlish, âgé de 35 ans, doit être considéré comme un homme dangereux, qu'il n'est pas possible de produire un rapport étant donné que l'accusé est trop désorganisé et que cette situation compromettrait la sécurité du personnel.

Les autorités de la prison de Chicoutimi l'ont d'ailleurs transféré à Québec en raison des difficultés à le gérer. En quelques mois, il a accumulé cinq rapports disciplinaires et s'est attaqué à deux détenus. L'homme, qui souffre de schizophrénie, a été confiné en isolement durant plusieurs jours.

Après cette lecture, Charlish a d'abord mentionné qu'il ne voulait pas d'un rapport présentenciel, mais qu'il était prêt à collaborer avec la probation. Au final, il a accepté qu'un rapport soit préparé à son sujet.

«Vous devez comprendre que le ministère public réclame une peine de prison sévère de quelques années. Je dois penser à cette sentence, mais aussi à ce qui va se passer après. Je me dois de protéger le public, car on se retrouve avec un individu dangereux», a poursuivi le juge.

Sans dévoiler les détails de la sentence qu'elle demandera au tribunal, Me Marie-Josée Hamelin-Gagnon laisse entendre qu'elle devrait être d'une durée fédérale (plus de deux ans).

Charlish s'expose à une peine de 18 mois pour les menaces et à cinq ans pour les voies de fait.

Quant à l'avocat de la défense, il ne croit pas que son client doit recevoir une sentence pour le pire crime commis par le pire des criminels.

«Je ne banalise pas ce qu'il a fait, mais on parle de menaces et de voies de fait simple. Je vais attendre le rapport présentenciel avant de faire mes suggestions», a conclu Me Têtu.

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