12 heures de liberté

En état d'ébriété au palais de justice

Condamné le 22 avril à une sentence de... ((Archives Le Quotidien))

Agrandir

Condamné le 22 avril à une sentence de 30 jours en collectivité (plus 41 jours de temps fait en prison), Charles Drapeau, de Jonquière, n'a pas attendu 24 heures pour briser ses conditions de remise en liberté.

(Archives Le Quotidien)

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Condamné le 22 avril à une sentence de 30 jours en collectivité (plus 41 jours de temps fait en prison), Charles Drapeau, de Jonquière, n'a pas attendu 24 heures pour briser ses conditions de remise en liberté.

Il y a certaines occasions où il serait préférable de lire toutes les conditions de remise en liberté et surtout de les respecter. Mais lorsqu'un individu se présente à la probation du palais de justice en état d'ébriété seulement 12 heures après avoir reçu sa peine, il est possible de penser qu'il n'a pas saisi ou qu'il n'a pas voulu comprendre.

L'homme de 61 ans a donc vu sa peine en collectivité être immédiatement révoquée. Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, lui a indiqué le chemin des cellules pour les prochaines semaines.

L'individu de la rue Saint-Jean Baptiste à Jonquière avait été arrêté le 2 février pour une histoire de menaces et de bris. Remis en liberté, il a ensuite été incarcéré en date du 11 mars. Il est demeuré en détention jusqu'au 22 avril, la journée de son plaidoyer de culpabilité.

À ce moment, le tribunal a accepté la suggestion du temps fait pour la sentence, mais a ajouté une peine de 30 jours en collectivité, afin de permettre au sexagénaire d'avoir un suivi afin de régler sa problématique.

Ainsi, Drapeau devait se présenter à la probation le 23 avril, le lendemain de sa sentence. Il est arrivé sur les lieux après avoir consommé de l'alcool, ce qui lui était interdit.

Il a repris le chemin de la maison. En soirée, toujours le 23 avril, il n'a pas répondu aux appels de son agent de probation, ce qu'il devait obligatoirement faire dans le cadre de sa remise en liberté. Un mandat a été émis.

Drapeau a été arrêté le 28 avril (hier) alors qu'il se rendait voir son agent de probation.

Après avoir eu un exposé des faits, le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, a demandé à l'avocate en défense, Me Marie-Ève St-Cyr, si elle avait quelque chose à ajouter. Elle a répondu que non.

«Je mets donc fin à votre peine en collectivité», a simplement dit le magistrat, retournant l'homme derrière les barreaux pour les prochaines semaines.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer