Joseph-Henri Gaudreault risque une longue peine

Trois fois la limite, sans permis

Joseph-Henri Gaudreault, de Chicoutimi, passera quelques jours en... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Joseph-Henri Gaudreault, de Chicoutimi, passera quelques jours en prison avant de subir son enquête de remise en liberté. Il risque une bonne sentence en prison pour sa conduite avec les facultés affaiblies.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Joseph-Henri Gaudreault, de Chicoutimi, semble avoir de la difficulté à respecter la loi. L'homme de 66 ans s'est fait prendre au cours de la fin de semaine en état d'ébriété derrière le volant, alors qu'il se trouvait en interdiction de conduire.

Le client de Me Luc Tourangeau a comparu officiellement devant la justice, hier matin. Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, a accepté que l'enquête de remise en liberté soit reportée au mercredi 29 avril. Gaudreault a été intercepté par les policiers de Saguenay au cours de la nuit de samedi à dimanche. Les agents de la Sécurité publique de Saguenay avaient installé un barrage routier et ont trouvé le comportement du conducteur pour le moins bizarre.

En l'arrêtant, ils ont noté les symptômes d'un chauffeur ayant les facultés affaiblies. Il faut dire qu'il a affiché des taux de .251 et .249 alors que la limite autorisée est de .08. Il affichait donc un taux trois fois plus élevé.

Et en effectuant les recherches, les policiers ont vu qu'il se trouvait en interdiction de conduire et lui ont immédiatement signifié un avis de récidive.

Cela signifie que Joseph-Henri Gaudreault ne pourra probablement pas éviter l'emprisonnement et une longue période sans pouvoir reprendre le volant de façon légale.

Me Mélanie Paré, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a signifié qu'elle s'opposait à ce que l'individu puisse reprendre sa liberté en raison de ses antécédents judiciaires.

« Il s'agirait effectivement de sa quatrième faculté affaiblie et sa deuxième conduite sous interdiction. Il avait eu une peine d'incarcération la dernière fois. En 2011, il avait eu 30 mois d'interdiction de conduire et en 2013, il avait obtenu 24 mois consécutifs. Il était donc encore sous interdiction », mentionne Me Paré.

« Je ne sais pas si la peine sera plus sévère. Mais s'il est reconnu coupable ou s'il plaide coupable, ce que nous allons demander, ce sera une plus longue interdiction de conduire et une sentence plus importante. La peine minimale pour une conduite sous interdiction est de 120 jours et il est certain que je vais demander davantage en raison des antédécents judiciaires », de dire la procureure de la Couronne.

Du côté de la défense, Me Luc Tourangeau a rapidement pris connaissance de l'acte d'accusation.

« Je n'en sais pas beaucoup pour l'instant. Je peux uniquement parler des accusations de conduite avec les facultés affaiblies et de conduite sous interdiction. Il avait des taux supérieurs à .200 », note Me Tourangeau.

« Mon client n'en serait pas à ses premières accusations du même genre. Selon la Couronne, il aurait quatre dossiers similaires. Il a déjà écopé d'une sentence de prison discontinue », ajoute le criminaliste.

Ce dernier doit rencontrer son client afin de lui dévoiler la preuve accumulée par la Couronne et ils verront la suite des procédures.

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