Une claque à la tête d'un collègue

Brassard-Gravel connaîtra son sort le 1er juin

Le Fulgençois André Brassard-Gravel n'est pas à la... ((Archives Le Quotidien))

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Le Fulgençois André Brassard-Gravel n'est pas à la veille de revoir le soleil. Incarcéré depuis octobre dernier, il devrait demeurer derrière les barreaux pour plusieurs mois encore.

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Le Fulgençois André Brassard-Gravel n'est pas à la veille de revoir le soleil. Incarcéré depuis octobre dernier, il devrait demeurer derrière les barreaux pour plusieurs mois encore.

L'homme de 44 ans a plaidé coupable en novembre à des accusations de voies de fait avec lésion sur un collègue de travail, de voies de fait sur son ex-conjointe et de bris de probation.

Le juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, tranchera le 1er juin entre la suggestion de la Couronne de lui imposer une peine de 30 mois de détention et la proposition de la défense de cinq mois.

Le 18 septembre 2014, l'accusé à la forte carrure a écopé d'une peine de 18 mois en collectivité pour maltraitance envers une mineure. Il avait évité la prison, car le Tribunal de la jeunesse lui avait accordé la garde de son enfant.

Environ trois semaines plus tard, soit le 6 octobre, Brassard-Gravel se trouve à son travail à l'entrepôt des Jardins du Saguenay, sur la rue Châteauguay à Jonquière.

Durant la soirée, il assène une véritable claque derrière la tête d'un collègue de travail. La victime s'effondre au sol, inconsciente. L'accusé relève sa victime du sol, la brasse et la laisse retomber violemment au sol.

Ce n'est que plusieurs minutes plus tard que d'autres collègues de travail trouvent l'employé au sol et demandent ce qui s'est produit. Brassard-Gravel prétend qu'il s'agissait d'un accident de travail.

L'homme de 44 ans, qui ne savait pas que la scène avait été filmée, a aussi menti aux policiers, venus l'interroger en prétendant que les deux travailleurs s'amusaient.

« M. Brassard-Gravel a changé sa version une troisième fois devant le tribunal. Sachant que la Couronne demanderait 30 mois d'emprisonnement, il a dit que la victime ne cessait de l'invectiver à propos de sa fille et de sa nouvelle conjointe et que c'est là qu'il a pété les plombs », explique Me Jean-Sébastien Lebel, de la Couronne.

« En admettant que le témoignage soit acceptable, cela n'enlève rien au geste qui a été commis. Ce fut de la violence gratuite. Il a fait preuve d'une indifférence totale sans se soucier des conséquences », prétend Me Lebel.

En raison de la violence du geste et des nombreux antécédents judiciaires de violence, d'introduction par effraction et de bris, Me Lebel demande une sentence de 30 mois consécutifs à la peine en société (révoquée) afin de protéger la société.

Du côté de la défense, Me Dominic Bouchard convient que la claque administrée par son client est injustifiée et n'a pas sa raison d'être.

« Mon client s'est fait écoeurer et dire un paquet de choses sur sa fille. La victime lui disait qu'elle venait souvent chez lui et qu'il la fournissait en drogue, ce qui était faux », dit-il.

« Trente mois, c'est exagéré. La Couronne parle d'une bombe à retardement. Je ne fais pas le même portrait de mon client », analyse Me Bouchard, qui suggère cinq mois au total.

Ce dernier a fait ressortir qu'un individu a reçu 18 mois pour homicide involontaire et qu'un autre a écopé de 90 jours discontinus pour avoir envoyé une victime dans le coma.

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