Peine sur mesure pour un abuseur sans borne

Récit d'horreur aux plaidoiries sur sentence de Roger Toulouse

Roger Toulouse pourrait être reconnu comme délinquant à... ((Archives Le Quotidien))

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Roger Toulouse pourrait être reconnu comme délinquant à contrôler en raison des gestes commis.

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L'homme d'entretien de l'hôpital de Chicoutimi, Roger Toulouse, s'expose à 10 années de prison, suivies d'une période de sept ans comme délinquant à contrôler à la suite d'agressions sexuelles sur cinq bénéficiaires lourdement handicapées.

L'individu de 45 ans a vu le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec, prendre le dossier en délibéré jusqu'à ce matin. Avant d'entériner la suggestion commune des procureurs, de sept ans pour les agressions sexuelles et de trois années consécutives pour la pornographie juvénile, le magistrat veut prendre le temps de bien analyser le dossier.

«Cette sentence ne peut être acceptée comme une lettre à la poste», a dit le juge.

Toulouse a été arrêté le 14 août 2013 en possession de 2576 photos de pornographie juvénile et de 274 vidéos du même genre. Il a en plus été accusé d'agressions sexuelles, d'exploitation sexuelle et de corruption de moeurs sur cinq femmes qui souffrent d'une déficience mentale grave. Il a plaidé coupable en juin 2014.

Avant d'entériner la suggestion de Me Michaël Bourget (couronne) et de Marie-Ève St-Cyr (défense), le juge a mis en garde les journalistes que les photos présentées étaient très crues.

récit à faire frissonner

Le récit effectué par le procureur de la Couronne a de quoi donner des frissons dans le dos. Il a parlé d'un cas unique.

Les images montrent Toulouse faire des égoportraits (selfies) d'une victime à qui il prend les seins, à une autre qui lui fait une fellation et d'une victime qu'il a enduite d'excréments pour démontrer sa domination, selon une psychiatre. Il a aussi eu une relation sexuelle complète avec une victime et uriné sur une autre.

Au procès, le pervers a dit qu'il voulait éduquer sa victime en l'agressant, car jamais elle ne pourrait vivre ça.

«C'est unique par la nature des gestes commis. Pour soumettre une peine à la cour, il faut tenir compte de certains principes et s'assurer que nous sommes dans les limites. Parmi les recherches effectuées, il a été difficile de trouver des cas similaires ou qui collaient au cas de M. Toulouse», note Me Bourget.

«Les gestes commis envers les victimes sont particuliers et justifient une telle peine. J'ai fourni plusieurs décisions parmi lesquelles le juge pourra aller chercher divers éléments, car il ne pourra se faire une idée avec une seule des décisions. Il faut donner un large éventail de décisions pour guider le magistrat», ajoute le procureur de la Couronne.

Concernant les agressions sexuelles, Me Bourget précise qu'il lui aurait été difficile de faire témoigner les victimes en raison de leur lourd handicap mental, mais que les photos trouvées dans l'ordinateur et sur un CD de Toulouse ont permis de faire la preuve.

Quant à la requête de délinquant à contrôler, les deux psychiatres en arrivent à la conclusion, avec des mots différents, que la délinquance devrait être ordonnée. Toulouse ne fait preuve d'aucune empathie et nie sa problématique de délinquance sexuelle.

Relativement à la pornographie juvénile, Toulouse a distribué de nombreuses photographies de bébés et d'enfants prépubères, dont plusieurs dans des positions dégradantes, dont un enfant attaché à un lit.

Une des victimes mineures de ces photographies a écrit une lettre à la Cour en disant qu'elle ne sait pas si elle pourra lui pardonner un jour

Si le juge entérine la peine, Toulouse purgera encore 90 mois derrière les barreaux. Comme il est emprisonné depuis août 2013, cette détention préventive équivaut à 928 jours ou 30 mois.

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