Le juge refuse de révoquer son plaidoyer

Michaël Dallaire devra recevoir sa sentence

Michaël Dallaire attend maintenant sa sentence. Sa requête... ((Archives Le Quotidien))

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Michaël Dallaire attend maintenant sa sentence. Sa requête en retrait de plaidoyer de culpabilité a été rejetée par le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec.

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Michaël Dallaire attend maintenant sa sentence. Sa requête en retrait de plaidoyer de culpabilité a été rejetée par le juge Jean Hudon, de la Cour du Québec. Pour le magistrat, les plaidoyers des 11 et 17 décembre 2014 ont été enregistrés en toute connaissance de cause.

Le Jonquiérois de 32 ans a passé près d'une heure à faire valoir son point au tribunal afin que le juge accepte sa requête.

Dallaire s'était engagé le 11 décembre à plaider coupable à une introduction par effraction et à des menaces à un complice d'un vol de coffre-fort dans une résidence de la rue Rembrandt, à Jonquière. Le 17 décembre, il enregistrait ces plaidoyers devant le juge Hudon.

Mais depuis les derniers mois, Dallaire veut retirer ses plaidoyers. Il prétend qu'il n'a pas participé à l'introduction par effraction et qu'il a plaidé coupable sur la suggestion de son avocate du moment, Me Justine Guay-Langevin, qu'il a remerciée par la suite.

Dallaire précise qu'il était seulement le chauffeur des deux autres accusés, Cédric Pineault (sentence le 13 mai) et Alex Hudon (procès à venir) et qu'il n'était pas au courant de leurs intentions et qu'il n'avait surtout pas donné son accord.

Tout ce qu'il a reconnu, c'est d'être allé frapper à la porte de la victime du braquage une semaine avant et que le soir du crime, il attendait patiemment dans la voiture que Pineault et Hudon reviennent. Ce qu'ils n'ont jamais fait.

« Comme je gagnais ma vie à transporter des gens et à faire des commissions, Pineault m'avait demandé d'aller chercher Francine à l'adresse donnée. C'est tout ce que je sais. Le soir du vol, je n'étais pas au courant de ce qui se tramait », a-t-il avoué.

Pour étayer sa décision, le juge Hudon est revenu sur les plaidoyers de culpabilité de Dallaire. Il lui a relu les notes sténographiques des deux passages de Dallaire en décembre où il a admis les faits et plaidé coupable. Le magistrat lui a rappelé que c'est même Me Guay-Langevin qui a lu les chefs d'accusation et les faits.

« Vous avez alors reconnu et admis les faits à deux reprises. Vous avez eu l'occasion de consulter un procureur pour s'assurer que tout était fait correctement. Vous n'avez alors pas demandé à être relevé de vos plaidoyers de culpabilité », a résumé le juge.

Le magistrat lui avait dit que s'il refusait la requête, que Dallaire n'aurait plus qu'à plaider sa sentence.

« Je vous suggère de vous trouver un avocat afin de vous aider dans la plaidoirie sur la sentence. La Couronne a déjà fait savoir qu'elle voulait demander 36 mois d'emprisonnement, alors que de votre côté, vous aviez parlé du temps fait. Je vous avais dit d'oublier le temps fait, mais je n'ai pas arrêté ma décision sur le nombre de mois à imposer », a ajouté le magistrat.

Le problème de Dallaire, c'est qu'il ne semble plus admissible à l'aide juridique (il lui resterait un crédit de seulement 60 $) et qu'aucun avocat n'est intéressé par son dossier.

Il va tenter sa chance auprès de Me Louis Belliard. Le dossier doit revenir en cour vendredi.

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