Des amateurs, selon Me Cantin

Dave Verreault était passablement intoxiqué par l'alcool lorsqu'il... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Dave Verreault était passablement intoxiqué par l'alcool lorsqu'il a voulu s'en prendre à sa victime.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le juge Jean Hudon devra trancher entre des travaux communautaires et 90 jours de prison ou deux ans de prison pour François Minier et Dave Verreault, deux Baieriverains ayant voulu donner une leçon à un individu, mais qui se sont plutôt retrouvés ensanglantés sur un lit d'hôpital.

L'histoire remonte au 21 janvier 2013. Verreault, un homme aujourd'hui âgé de 29 ans, se voit offrir une somme de 100$ pour faire peur et donner une raclée à un homme, soupçonné de battre sa conjointe.

Afin d'être certain d'arriver à ses fins, Verreault s'adjoint François Minier, 35 ans de la rue monseigneur Dufour. Les deux matamores se présentent à la résidence de leur victime afin de l'aviser qu'un contrat a été mis sur sa tête.

Comme il n'est pas sur place, le duo défonce la porte et s'apprête à voler le téléviseur, lorsque la victime se pointe. Celle-ci est alors mise au courant du plan de ses agresseurs. L'individu leur dit que ça n'a pas de bon sens de vouloir qu'on lui donne une volée.

Les deux agresseurs lui demandent donc 200$ afin de voir s'ils étaient pour le laisser tranquille.

Peu après, malgré la discussion, Verreault assène un coup de poing américain à la victime, alors que Minier sort un couteau pour la menacer.

C'est là que les choses ne tournent pas comme prévu. L'agressé s'empare de deux couteaux dans la cuisine et poignarde ses agresseurs.

Ceux-ci réussissent à sortir de la résidence et gisent au milieu de la rue. Ils parviennent à se rendre à l'hôpital pour y être soignés.

souvenirs

Hier matin, devant le juge Hudon, les deux accusés avaient de la difficulté à se souvenir des événements. Minier disait qu'il n'était pas armé, qu'il n'allait pas à la rencontre de l'individu pour le battre, mais est finalement revenu sur ses commentaires en précisant qu'il savait ce qu'il faisait en y allant.

Du côté de Verreault, il a avoué qu'il était en état d'ébriété très avancé et qu'en raison du stress et de l'adrénaline, il a oublié les événements.

«Tout ce que je sais, c'est que je me suis retrouvé à moitié mort dans la rue et j'ai été amené à l'hôpital», de dire Verreault.

Lors des représentations sur sentence, Me Charles Cantin a tenté de démontrer que son client, Minier, avait été là comme complice et qu'il n'était pas l'instigateur de cette mésaventure.

«Ils ont agi comme des amateurs», a résumé le criminaliste.

Me Michaël Bourget, de la Couronne, a demandé une peine de deux années de prison pour chacun des accusés, alors que Me Charles Cantin (Minier) et Me Marie-Ève St-Cyr (Verreault) ont plutôt suggéré 240 heures de travaux communautaires assortis de 90 jours de détention.

Quant à la victime, aucune accusation n'a été retenue contre elle pour les avoir agressés au couteau.

La décision sera rendue le 22 juillet.

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