Menaces envers des employés de CGI

Desmeules plaide coupable

Le client de Me Charles Cantin, Jonathan Desmeules,... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Le client de Me Charles Cantin, Jonathan Desmeules, a décidé de régler ses dossiers devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, hier matin, après 11 jours de détention préventive.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Le Jonquiérois Jonathan Desmeules plaide coupable aux accusations de menaces de mort et de causer des lésions à son patron et à ses collègues de CGI à Chicoutimi. En attendant le dépôt du rapport présentenciel, l'homme de 31 ans reprend sa liberté sous de sévères conditions et surtout sous la surveillance de ses parents.

Le client de Me Charles Cantin a décidé de régler ses dossiers devant le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, hier matin, après 11 jours de détention préventive.

Propos menaçants

Le 5 avril dernier, Desmeules a tenu des propos inquiétants lors d'une discussion privée sur Facebook avec un ami. Le procureur de la Couronne, Me Sébastien Vallée, en a fait le résumé devant le tribunal.

« Je pète ma coche. J'ressous avec des couteaux et je vais faire la peau au boss. Y a pogné le mauvais gars pour le niaiser. Y va avoir juste le temps de crier au secours, si je ne l'ai pas ouvert avant ou si je ne l'ai pas tiré avant. Je ne suis pas sûr de pouvoir répondre de mes actes. J'ai peur en criss », a écrit Desmeules.

« Je vais virer fou. J'aurai un sac rempli de couteaux. S'il (patron) ne me donne pas mon augmentation, je ne suis pas certain de ce que je vais faire. Je suis tanné de me faire niaiser. On va voir qui va niaiser lorsque j'aurai du sang sur les mains. Il est temps de se faire justice », a poursuivi Desmeules dans ses conversations.

Amis inquiets

Ses amis Facebook ont tenté de le ramener à l'ordre. Comme ils n'arrivaient pas à le raisonner, ils n'ont pas hésité à appeler les policiers. Ils ont vraiment craint que Desmeules pose des gestes irréparables.

Surtout qu'il disait qu'il préférerait tuer cinq ou six personnes plutôt qu'une seule. Et qu'il ferait la peau à tous ceux qui se mettraient sur son chemin.

L'homme, qui a été expulsé de l'armée il y a quelques années, est du type solitaire. Il lui arrive d'être impulsif, mais son père, qui s'est porté garant pour une somme de 10 000 $ (sans dépôt), ne l'a jamais vu aller aussi loin.

Desmeules s'est engagé pour un montant de 500 $ (sans dépôt) pour reprendre sa liberté. Il doit écouter toutes les recommandations de ses parents, se rapporter au programme Courage, se rendre au CLSC pour un suivi et n'a pas le droit de s'approcher des édifices de CGI et encore moins contacter les personnes visées par les menaces.

Il est assigné à domicile 24 heures sur 24. Il pourra sortir avec la permission de ses parents.

Ceux-ci se sont engagés envers le tribunal pour dénoncer leur enfant à la police s'il ne respectait pas ses conditions.

Le dossier reviendra en Cour le 2 juillet.

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