Jean-Nicolas Tremblay

Impossible d'éviter la prison

Jean-Nicolas Tremblay a discuté quelques minutes avec son... ((Photo Le Quotidien-Rocket Lavoie))

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Jean-Nicolas Tremblay a discuté quelques minutes avec son avocat, Me Julien Boulianne. Il connaîtra sa sentence le 26 juin.

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Jean-Nicolas Tremblay effectuera un séjour en prison. Il reste à savoir quelle en sera la durée.

Le juge Rosaire Larouche, de la Cour du Québec, a pris le dossier en délibéré et rendra sa décision le 26 juin au Palais de justice de Chicoutimi. L'accusé ne pourra éviter la prison, car le Code criminel n'autorise plus les sentences en liberté pour des introductions par effraction.

L'homme de Saint-Coeur-de-Marie a plaidé coupable en novembre dernier à 30 chefs d'accusation d'introduction par effraction dans des chalets des ZEC Onatchiway et La Boiteuse, à des méfaits, à des possessions d'outils de cambriolage, à des bris de condition et du recel. Il a aussi volé du fil de cuivre.

Les événements reprochés se sont déroulés entre mai et octobre 2013. Il était accompagné de Mikaël Gagnon, qui lui a reçu une sentence de 48 mois d'emprisonnement.

Les suggestions des avocats au dossier ne se situent pas dans ces barèmes, loin de là. Il faut dire que la feuille de route de Tremblay est beaucoup moins imposante que celle de son acolyte.

En défense, Me Julien Boulianne croit que son client s'est très bien réhabilité, a repris le droit chemin, a arrêté de consommer des stupéfiants et de l'alcool, a un travail à temps complet et s'occupe de son enfant.

«Je pense qu'une sentence de 90 jours de prison pour les introductions par effraction et une peine de 12 à 18 mois de prison en société pour les autres accusations pourraient atteindre les objectifs de la justice. Cela permettrait à mon client de conserver ses acquis et ne ferait pas en sorte qu'il perde son emploi», a soumis le criminaliste.

Me Boulianne convient que les délits commis sont importants. Mais il croit qu'une longue peine d'emprisonnement pourrait faire en sorte de nuire davantage à son client et à sa réhabilitation.

«À l'époque des crimes, mon client a vécu une période de désorganisation. Il s'est lancé dans la consommation et cela l'a amené à commettre les gestes qu'il a posés. Mais au cours des 18 derniers mois, il a respecté ses conditions de remise en liberté et a véritablement repris sa vie en main», a poursuivi Me Boulianne.

Le son de cloche n'est vraiment pas le même pour le procureur de la Couronne, Me Jean-Sébastien Lebel.

Celui-ci suggère plutôt une sentence variant de 21 à 24 mois (moins un jour) de prison, en plus d'une période de probation.

«Je ne crois pas qu'il faille obtenir la parité des peines avec son complice. Mais en même temps, la suggestion de la défense semble vouloir contourner la législation afin d'éviter une longue peine à son client.»

Me Lebel suggère 90 jours de prison pour les plus importantes accusations et de 12 à 18 mois en société pour les autres chefs. «Ça devrait plutôt être le contraire, d'où ma suggestion d'une peine variant de 21 à 24 mois de prison pour l'accusé», a mentionné Me Lebel.

Tremblay a profité de son passage en Cour pour régler un dossier pour une faculté affaiblie survenue en 2010. Il a reçu une amende de 1500$.

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